Ban Ki-moon : « nous sommes la dernière génération qui peut ralentir le réchauffement de la planète »

Le changement climatique entraîne des déplacements croissants en Afrique, où des régions sont ravagées par la sécheresse. Photo UNHCR/B. Bannon

2 décembre 2014 – A l'occasion d'un discours devant des étudiants de l'Université de Harvard, à Boston, aux Etats-Unis, le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a une nouvelle fois plaidé mardi en faveur d'efforts accrus pour éradiquer la pauvreté et ralentir le réchauffement de la planète.

« Nous sommes la première génération qui peut mettre fin à la pauvreté. Nous sommes aussi la dernière génération qui peut ralentir le réchauffement mondial avant qu'il ne soit trop tard », a dit M. Ban.

« Nous avons besoin que tous les pays s'efforcent ensemble d'arriver à un nouvel accord sur le climat l'an prochain à Paris », a-t-il ajouté. « Il faut que les gens à titre individuel contribuent également à travers les choix qu'ils font, dans les bureaux de vote aussi bien que dans les épiceries ».

Le Secrétaire général a estimé que « le monde des affaires et de la finance ont aussi un rôle clé à jouer. » « Un nombre croissant d'entreprises s'expriment en faveur de la tarification du carbone », a-t-il noté, encourageant l'Université de Harvard à également participer à « avenir plus sûr, plus sain et faible en carbone. »

Le Secrétaire général se trouvait à Boston pour recevoir le Prix humanitaire de l'année qui lui a été décerné par la Fondation Harvard. Le chef de l'ONU a accepté ce prix au nom « des employés de l'ONU courageux et dévoués qui viennent en aide aux gens à travers le monde. » Il a également salué le travail de la chef de l'humanitaire de l'ONU, Valerie Amos, qui a annoncé la semaine dernière qu'elle allait quitter son poste.

Dans son discours, le Secrétaire général a également évoqué la menace que constituent les armes nucléaires et les crises qui frappent la Syrie et l'Iraq, ainsi que le Soudan du Sud, la République centrafricaine et le Nigéria.

Il a aussi parlé de l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest, qui frappe tout particulièrement la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone. « Nous manquons toujours de ressources », a-t-il rappelé devant les étudiants.

Il s'est félicité des efforts des chercheurs de Harvard « qui ont aidé le monde à comprendre le virus ». « Je vous demande de continuer vos efforts de recherche pour comprendre ce virus », a-t-il ajouté.


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