L'ONU souligne l'utilité des régimes de sanctions pour défendre la paix et la stabilité dans le monde

Le Secrétaire général adjoint aux affaires politiques, Jeffrey Feltman. Photo ONU/Eskinder Debebe

25 novembre 2014 – Lors d'une réunion mardi au Conseil de sécurité, le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux affaires politiques, Jeffrey Feltman, a souligné que le système multilatéral est mis à rude épreuve par une multiplication de périls qui doivent être neutralisés par la mise en œuvre efficace de régimes de sanctions contre ceux qui menacent la paix dans le monde.

« Avec les opérations de maintien de la paix, ces dispositifs ont contribué à faire la différence dans des terrains aussi variés que l'Afghanistan, l'Angola, la République démocratique du Congo, l'ex-Yougoslavie, Haïti, le Libéria et la Sierra Leone », a affirmé M. Feltman en rappelant que le Conseil avait établi à ce jour 25 de ces régimes, le premier datant de 1966.

« Le coût actuel des 15 régimes de sanctions actuellement en vigueur est de moins de 30 millions de dollars par an, un coût modeste », a-t-il estimé, saluant la capacité continue d'innovation de l'ONU pour assurer leur application.

Le Secrétaire général adjoint a jugé que l'établissement de sanctions ciblées en 1994 avait constitué un premier tournant « décisif » et que la mise en place, cinq ans plus tard, de groupes d'experts pour superviser l'exécution des sanctions a été un deuxième temps fort.

« La désignation calibrée de sanctions destinés à modifier des types de comportements ou d'actions a évolué pour inclure à présent les violations des droits de l'homme, le ciblage des civils, les discours de haine et la violence sexuelle pendant les conflits », a expliqué M. Feltman.

Pour assurer que la désignation des sanctions soit conforme aux normes relatives aux droits de l'homme, le Conseil de sécurité a créé au sein du Secrétariat des Nations Unies0 un point focal concernant la radiation des Listes, puis le Bureau du Médiateur pour le Comité de sanctions sur Al-Qaïda.

« Tous les États doivent prendre conscience de l'utilité de ces sanctions qui ne sont des mesures punitives », a insisté M. Feltman, en assurant que les sanctions de l'ONU ne servaient pas à amoindrir les pays mais à les aider à lutter contre l'instabilité, les violations massives des droits de l'homme, la contrebande et le terrorisme.

Le Secrétaire général adjoint a salué le fait que des États Membres demandent de plus en plus au Conseil de prendre des mesures ciblées pour appuyer leurs efforts de transition vers la démocratie ou encore les protéger du fléau du terrorisme et autres activités illégales.

« Davantage doit être en outre fait pour fournir une assistance accrue aux États mettant œuvre les résolutions pertinentes », a-t-il souligné.

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