La Syrie appelle la communauté internationale à s'unir dans la lutte contre l'EIIL

Le Ministre des affaires étrangères de la Syrie, Walid Al-Mouallem. Photo ONU/Cia Pak

29 septembre 2014 – Lors de son discours à l'Assemblée générale des Nations Unies, le Ministre des affaires étrangères de la Syrie, Walid Al-Mouallem, a déclaré lundi que son pays est engagé dans une lutte contre l'Etat islamique d'Iraq et du Levant (EIIL), « l'organisation terroriste la plus dangereuse du monde » et il a appelé la communauté internationale à soutenir cette lutte puisque la menace n'est pas limitée à la Syrie et à l'Iraq.

« Le moment est venu pour que nous reconnaissions tous que l'EIIL, le Front Al-Nosrah et les autres organisations affiliées à Al-Qaeda, ne sont pas limités par les frontières de la Syrie et de l'Iraq, mais cherchent à se répandre partout, à commencer par l'Europe et l'Amérique », a déclaré M. Mouallem.

Le Ministre syrien a condamné ce qu'il estime être une politique de deux poids deux mesures du gouvernement des États-Unis, qui affirme vouloir combattre le terrorisme, tout en continuant à armer et financer les groupes qu'il juge modérés.

« Cela sert uniquement à renforcer la violence et le terrorisme, à multiplier le nombre de victimes et à prolonger la crise syrienne en détruisant les bases d'une solution politique. Ce comportement crée un terrain fertile pour les groupes terroristes qui commettent des crimes indicibles sur le territoire syrien », a souligné M. Mouallem.

Le Ministre des affaires étrangères a rappelé que l'EIIL avait bénéficié d'un soutien financier et matériel avant de partir à la conquête d'une partie des territoires syrien et iraquien. « Nous devons faire pression sur les pays qui offrent un soutien à ces organisations terroristes. Ces pays sont bien connus », a-t-il indiqué.

Quant à la recherche d'une solution du conflit qui dure depuis 2011 en Syrie, le Ministre des affaires étrangères a affirmé que le gouvernement avait accepté de participer à la conférence de paix de Genève II, mais selon lui, la délégation en face, censée représenter l'opposition n'avait aucune légitimité puisqu'elle ne représentait personne en Syrie.

« La délégation n'a ni influence, ni assise populaire, ni légitimité en Syrie. Elle prétendait négocier avec le gouvernement syrien alors qu'elle était aux ordres de ses maitres occidentaux », a décrié M. Mouallem, en ajoutant que le gouvernement souhaite trouver une solution politique dans le cadre d'un dialogue national avec l'opposition ancrée au sein de la population syrienne.

Le Ministre syrien s'est ensuite félicité du succès de l'opération d'élimination de l'arsenal des armes chimiques menée par la Mission conjointe de l'ONU et de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC).

« La Syrie a pleinement respecté ses obligations et engagements résultant de son accession à la Convention sur les armes biologiques, malgré une situation difficile », a-t-il rappelé en affirmant la nécessité d'établir une zone sans armes nucléaires et autres armes de destruction massive dans la région du Moyen-Orient.


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