Libye : une délégation de l’ONU à Tripoli en soutien aux efforts pour mettre fin à la violence

Des commerçants dans un marché de la capitale libyenne Tripoli. Photo MANUL/Abbas Toumi

8 août 2014 – Une délégation de la Mission d'appui des Nations Unies en Libye (MANUL), dirigée par le Représentant spécial adjoint du Secrétaire général, Ismail Ould Cheikh Ahmed, se trouve actuellement à Tripoli pour soutenir les efforts destinés à mettre fin à la violence dans le pays.

M. Ould Cheikh Ahmed « va évaluer les besoins humanitaires et explorer les options pour soulager les souffrances endurées par les civils innocents et causées par des bombardements aveugles, des déplacements, de graves pénuries alimentaires et la perturbation des services de base », a indiqué la MANUL dans un communiqué de presse.

Le chef de la délégation a remercié l'Italie pour le soutien logistique apporté à la délégation de la MANUL. « La MANUL travaille en étroite collaboration avec la communauté internationale dans un effort commun pour atteindre un cessez-le feu durable et viable », précise le communiqué de presse.

De son côté, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH) s'est déclaré vendredi très préoccupé par la situation en Libye, où les combats font rage entre de multiples groupes armés à Benghazi et à Tripoli.

« De fréquents bombardements de zones fortement peuplées par les groupes rivaux ayant fait des morts et des blessés parmi les civils, y compris des enfants, ont été signalés dans les deux villes », a dit une porte-parole du HCDH, Ravina Shamdasani, lors d'un point de presse à Genève.

« Les conditions de vie des civils dans les deux villes n'ont cessé de se dégrader », a-t-elle ajouté. « Des établissements de santé ont été sérieusement touchés par la violence et la criminalité ordinaire est en hausse. »

Les groupes armés ont fait des prisonniers et le HCDH a reçu des informations sur l'usage de la torture.

« Nous rappelons à toutes les parties impliquées dans les hostilités qu'en vertu du droit international, les attaques aveugles sont des crimes de guerre, de même que les attaques contre des civils ou des biens civils tels que les aéroports - à moins que ces installations civiles ne soient utilisées à des fins militaires », a encore dit Mme Shamdasani. « La torture est également un crime de guerre. Les auteurs directs de ces crimes en Libye, ainsi que les commandants qui ordonnent ou ne parviennent pas à arrêter la perpétration de ces crimes, peuvent être poursuivis, notamment par la Cour pénale internationale. »

« Nous appelons toutes les parties à mettre immédiatement fin à toutes les violations du droit international. Nous espérons que les combats cesseront et que les Libyens entameront un dialogue pacifique pour résoudre leurs différends », a-t-elle ajouté.


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