Ebola : l'OMS et les pays touchés présentent un plan de riposte de 100 millions de dollars

Un employé dans un centre de traitement contre la maladie à virus Ebola en Sierra Leone prend soin d’une malade. Photo IRIN/Tommy Trenchard

1 août 2014 – La Directrice générale de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Margaret Chan, et les présidents des pays touchés en Afrique de l'Ouest ont présenté vendredi en Guinée un nouveau plan de riposte commun, d'un montant de 100 millions de dollars, contre la flambée de maladie à virus Ebola.

Ce plan s'inscrit dans le cadre d'une campagne internationale, régionale et nationale destinée à maîtriser la flambée épidémique qui frappe la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone, a indiqué l'OMS dans un communiqué de presse.

« L'ampleur de la flambée de maladie à virus Ebola exige de la part de l'OMS, de la Guinée, du Libéria et de la Sierra Leone une riposte encore plus énergique et cela va demander davantage de ressources, de compétences médicales dans les pays mais aussi plus de préparation au niveau régional et plus de coordination », dit le Dr Chan. « Les pays ont déterminé ce dont ils avaient besoin et l'OMS fait appel à la communauté internationale pour promouvoir ce plan de riposte », a-t-elle ajouté.

Selon ce plan, plusieurs centaines de professionnels doivent être envoyés dans les pays touchés pour épauler les établissements de traitement, qui sont débordés. Des centaines de travailleurs humanitaires du monde entier et plus de 120 membres du personnel de l'OMS soutiennent déjà les efforts nationaux et régionaux de riposte. Mais il faut d'urgence des effectifs supplémentaires, notamment des médecins, des infirmières et infirmiers, des épidémiologistes, des experts de la mobilisation sociale, des logisticiens et des gestionnaires de données.

Le nouveau plan, qui s'appuie sur les enseignements tirés d'autres flambées, comporte notamment des stratégies pour enrayer la transmission de la maladie à virus Ebola dans les pays touchés et pour éviter la propagation de la maladie à virus Ebola dans les pays voisins où il y a un risque.

« L'OMS, les pays touchés et les pays voisins s'efforceront à nouveau de mobiliser les communautés et d'améliorer la communication afin que les gens sachent comment éviter l'infection et ce qu'ils doivent faire s'ils craignent d'avoir été en contact avec le virus », a précisé l'agence onusienne dans un communiqué de presse.

Selon l'OMS, il est essentiel d'améliorer la prévention, la détection et la notification des cas suspects et d'orienter les personnes malades afin qu'elles bénéficient de soins médicaux et d'un soutien psychosocial. Le plan souligne également l'importance de la surveillance, en particulier dans les zones frontalières, de l'évaluation des risques et la réalisation de tests de diagnostic en laboratoire pour les cas suspects. Il précise, en outre, qu'il convient de mieux protéger de l'infection les agents de santé, qui sont déjà trop peu nombreux en Guinée, au Libéria et en Sierra Leone.

Enfin, il est essentiel de renforcer la coordination de l'action sanitaire dans son ensemble. Il faut, en particulier, renforcer les capacités du Centre sous-régional de l'OMS pour la coordination de la riposte à la flambée, ouvert ce mois-ci à Conakry, en Guinée, pour centraliser et rationaliser l'appui apporté aux pays d'Afrique de l'Ouest par les principaux partenaires et faciliter la mobilisation des ressources.

La flambée actuelle est d'une ampleur sans précédent. Depuis mars 2014, environ 1323 cas confirmés ou suspects ont été notifiés et 729 décès sont survenus en Guinée, au Libéria et en Sierra Leone. Un cas probable a été détecté pour l'instant au Nigéria.


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