Ban Ki-moon dénonce une attaque meurtrière contre une école de l'ONU à Gaza

Des fusées des forces israéliennes illuminent le ciel à Gaza mardi 29 juillet 2014. Photo ONU/Shareef Sarhan

30 juillet 2014 – Alors qu'il se trouvait en visite au Costa Rica, le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a vivement dénoncé mercredi une attaque meurtrière par l'armée israélienne contre une école de l'ONU abritant des civils palestiniens à Gaza.

« Ce matin, une nouvelle fois une école des Nations Unies abritant des milliers de familles palestiniennes a été victime d'une attaque condamnable. Tous les éléments dont on dispose montrent que l'artillerie israélienne en est la cause », a dit M. Ban lors d'un point de presse à son arrivée à San Jose, au Costa Rica.

« Rien n'est plus honteux que d'attaquer des enfants qui sont en train de dormir. Au moins 16 civils sont morts et de nombreux autres sont blessés. Je veux dire clairement que l’emplacement précis de l'école élémentaire pour filles de Jabalia avait été communiqué aux autorités militaires israéliennes à 17 reprises, le plus récemment la nuit dernière, quelques heures avant l'attaque », a-t-il ajouté.

Selon le Secrétaire général, « les familles avaient reçu pour instruction de chercher refuge dans des sites de l'ONU, dont celui qui a été bombardé de manière répétée aujourd'hui. » « Je condamne cette attaque dans les termes les plus forts possibles. C'est scandaleux. C'est injustifiable. Et cela nécessite que justice soit rendue », a-t-il ajouté.

Ban Ki-moon a réitéré son appel à Israël et à toutes les parties en conflit de faire davantage pour garantir la sécurité des sites des Nations Unies et celle des femmes, enfants et familles qui y ont cherché une protection.

« J'appelle les parties à arrêter de se battre et à se mettre d'accord sur un cessez-le-feu immédiat et sans condition », a-t-il dit, soulignant que plus de 1.200 personnes ont été blessées et près de 6.000 autres blessées lors des récents combats à Gaza.

Plus tôt, la Secrétaire générale adjointe des Nations Unies aux affaires humanitaires, Valerie Amos, s'était également déclaré « alarmée par l'intensité de la violence à Gaza après un bref cessez-le-feu humanitaire », dénonçant l'attaque contre l'école de l'ONU « en violation flagrante du droit international. »

Mme Amos a également noté que les bureaux, à Gaza, du Coordonnateur spécial des Nations Unies pour le processus de paix au Moyen-Orient (UNSCO) et du Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) ont été frappés à cinq reprises mardi entre 1h00 et 2h00 du matin. Le bâtiment principal et des véhicules des Nations Unies ont été endommagés. « Les gardes de l'UNSCO qui travaillait dans une salle sécurisée du complexe n'ont heureusement pas été touchés », a dit le Coordonnateur spécial, Robert Serry, dans un communiqué de presse.

Valérie Amos a aussi souligné que la seule centrale électrique de Gaza a été frappée et ne devrait pas fonctionner dans un avenir prévisible, ce qui fait que la plupart des maisons n'auront que deux heures d'électricité par jour.

La Secrétaire général adjointe a indiqué que davantage de familles étaient déplacées chaque jour, alors que le nombre total de déplacés actuellement s'élève à plus de 250.000 personnes, dont 200.000 dans des abris de l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA). Cela représente plus de 10% de la population totale de Gaza.

« Etant donné la détérioration de la situation humanitaire, les besoins des gens vont continuer d'augmenter », a dit Mme Amos. « J'espère que tous ceux qui ont de l'influence sur les parties impliquées dans ce conflit continueront à faire tout leur possible pour se mettre d'accord sur un cessez-le-feu durable et mettre fin à ce conflit. »


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