Iraq : le Conseil de sécurité préoccupé par la situation des minorités dans la ville de Mossoul

Une femme iraquienne de Mossoul avec son fils dans le camp de transit de Garmava, sur la route entre Mossoul et Duhok. Photo HCR/S. Baldwin

22 juillet 2014 – Les membres du Conseil de sécurité ont exprimé lundi soir leur préoccupation concernant la situation dans la ville de Mossoul en Iraq où les minorités religieuses et ethniques sont menacés par le groupe armé l'Etat islamique en Iraq et au Levant (EIIL), qui a lancé un ultimatum aux chrétiens de soit quitter la ville, soit payer un impôt spécial, soit convertir à l'islam, ou faire face à une exécution imminente.

Les membres du Conseil de sécurité ont également exprimé leur inquiétude concernant la situation précaire de tous ceux qui s'opposent idéologie extrémiste de l'EIIL, qui sont menacés d'enlèvement, de meurtre, de confiscation de leurs biens. À Mossoul les maisons de certains membres des minorités confessionnelles ont été marqués.

« Les membres du Conseil de sécurité regrettent que, au cours des dernières semaines, les communautés minoritaires qui ont vécu ensemble pendant des centaines d'années à Mossoul et dans la province de Ninive ont été directement ciblés, attaqués et persécutés par l'EIIL et les groupes armés associés. Des dizaines de milliers de membres de ces minorités ethniques et religieuses ont été déplacés ou contraints de fuir, tandis que d'autres ont été enlevés et exécutés », ont-ils indiqué dans une déclaration à la presse.

« Les membres du Conseil de sécurité condamnent dans les termes les plus forts la persécution systématique des individus issus des minorités et de ceux qui refusent d'accepter l'idéologie extrémiste de l'EIIL et les groupes armés associés en Iraq », ont-ils ajouté.

Les 15 membres du Conseil ont rappellé que le terrorisme sous toutes ses formes et manifestations constitue l'une des menaces les plus graves pour la paix et la sécurité au niveau international, et que tous les actes de terrorisme sont criminels et injustifiables, quelle que soit leur motivation. Ils ont également réaffirmé que le terrorisme ne peut pas et ne doit pas être associé à une religion, nationalité ou civilisation.

Les attaques systématiques ou généralisées contre des populations civiles en raison de leur origine ethnique, leurs croyances religieuses ou opinions peuvent constituer un crime contre l'humanité, dont les auteurs doivent être tenus responsables. Tous les groupes armés, y compris l'EIIL et les groupes armés associés, doivent respecter le droit international humanitaire et protéger les civils vivant dans les zones qu'ils contrôlent, ont souligné les membres du Conseil.


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