Ban appelle à assurer le respect des droits des nombreux migrants mineurs non-accompagnés d'Amérique centrale

Photo: HCR

16 juillet 2014 – Face à « l'urgence humanitaire » du grand nombre de migrants mineurs non-accompagnés d'Amérique centrale, le Secrétaire général des Nations Unies,Ban Ki-moon, a appelé mercredi les gouvernements des pays d'origine, de transit ou de destination de ces enfants à prendre les mesures nécessaires pour protéger leur dignité et leurs droits humains.

« Les mineurs non accompagnés, y compris des enfants de moins de sept ans, effectuent un voyage dangereux, souvent avec la complicité de réseaux de passeurs sans scrupules qui les exploitent et les exposent à des abus », a déclaré M. Ban dans un message adressé à la Conférence sur les migrants mineurs non-accompagnés qui a lieu dans la capitale du Honduras, Tegucigalpa.

Dans le message lu par le Coordonnateur résident des Nations Unies, Consuelo Vidal, M. Ban, a appelé à des mesures pour protéger les droits des enfants et pour mieux comprendre les causes profondes de la vague de migration.

La conférence internationale de deux jours, qui a commencé aujourd'hui, rassemble des Représentants de l'ONU, le Honduras, d'El Salvador, le Guatemala, le Mexique et des Etats-Unis, ainsi que l'Organisation des États américains (OEA).

Selon les autorités honduriennes, 2700 enfants honduriens ont migré vers les États-Unis en septembre dernier. En juin 2014, ce chiffre avait atteint plus de 13.000. Selon les estimations, près de 52.000 enfants ont été appréhendés en franchissant la frontière des États-Unis depuis octobre, la majorité originaires d'Amérique centrale.

« J'appelle les gouvernements des pays concernés, qu'ils soient d'origine, de transit ou de destination, de prendre des mesures d'urgence pour protéger les droits de l'homme des enfants migrants, surtout leur droit à la vie et à l'intégrité physique », a indiqué le chef de l'ONU.

M. Ban a appelé redoubler d'efforts pour sensibiliser les parents et les enfants sur les dangers de la migration irrégulière, et de l'utilisation de passeurs sans scrupules.

La pauvreté et l'inégalité sont des problèmes de longue date dans la région, a rappelé le Secrétaire générale, mais il faut également lutter contre l'insécurité et le crime organisé qui se développent dans des contextes de la faiblesse des institutions, l'absence de l'état de droit et l'impunité.

« Les dirigeants d'Amérique centrale ont à plusieurs reprises demandé l'aide internationale pour faire face à ces défis », a rappelé M. Ban dans son message. « Nous avons tous un intérêt à fournir ce soutien ».


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