Le développement et des cultures alternatives peuvent aider à lutter contre les stupéfiants - ONU

Un champ de pavot en Afghanistan.

15 juillet 2014 – À l'occasion d'une réunion de haut niveau mardi au Conseil économique et social (ECOSOC) à New York sur le développement durable et le problème mondial de la drogue, le Secrétaire général des Nations Unies a appelé à accorder une plus grande attention sur des moyens de subsistance alternatives aux cultivateurs dans les pays où la production de stupéfiants constitue une menace à la paix, la sécurité et au développement tel que l'Afghanistan ou le Myanmar.

« Le trafic de la drogue détruit les communautés et les activités de développement. Il est donc important d'aider les agriculteurs à opter pour des cultures alternatives et les individus à trouver d'autres emplois », a affirmé M. Ban dans un message vidéo projeté lors de la réunion.

Le chef de l'ONU a indiqué qu'il espère que la session extraordinaire de l'Assemblée générale de 2016 sur le problème mondial de la drogue en 2016 offrira une occasion pour les États membres d'échanger leurs expériences et expertise sur ce qui fonctionne ou ne fonctionne pas en matière de lutte contre la drogue.

Le Directeur exécutif de l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), Yury Fedotov a prévenu que le trafic des stupéfiants risquait de saper les efforts de paix et développement partout dans le monde. Il fait obstacle à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) et remettent en ques5tion le programme de développement pour l'après 2015.

« La drogue génère corruption et blanchiment d'argent et sape les activités légitimes. Pour faire face à ces défis, il faudrait établir des programmes bien ciblés. L'importance de cultures alternatives avait été soulignée dans la déclaration ministérielle conjointe de Vienne de mars 2014 », a déclaré M. Fedotov en indiquant que la Colombie était un excellent exemple de ce qui peut être fait en ce sens pour lutter efficacement contre les activités illicites liées à la drogue.

M. Fedotov indiqué que l'ONUDC a aidé 146000 familles et plusieurs communautés rurales en Colombie, et renforcé 614 organisations par le biais de formations et activités d'autonomisation des femmes. Il a aussi mis l'accent sur la question de la propriété des terres par les agriculteurs pour favoriser des environnements stables.

« Il faudrait offrir aux agriculteurs d'autres options pour qu'ils puissent vivre de manière juste et prospère en abandonnant la culture de drogues », a insisté le Chef de l'ONUDC.

De son côté, le Président de l'ECOSOC, Martin Sajdik, a rappelé que la Commission des stupéfiants, commission technique de l'ECOSOC siégeant à Vienne, est la seule instance de l'ONU qui examine la question des drogues de manière holistique. En 2009, la Commission avait adopté une Déclaration politique et un Plan d'action sur la coopération internationale en vue d'élaborer une stratégie intégrée et équilibrée de lutte contre le problème mondial de la drogue.

« Cette Déclaration politique souligne l'importance des questions de développement dans la lutte contre la drogue », a affirmé M. Sajdik en en soulignant que l'addiction à la drogue est d'abord un problème de santé. « C'est pourquoi, il est important d'en assurer la prévention, notamment par un traitement et un suivi et la réintégration sociale des personnes concernées ».


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