Le HCR exprime sa préoccupation suite à l'expulsion de demandeurs d'asile de l'Australie vers le Sri Lanka

Un bateau de migrants. Photo UNHCR/A. Di Loreto

7 juillet 2014 – Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a exprimé lundi sa préoccupation suite à l'expulsion de 47 demandeurs d'asile vers le Sri Lanka par les autorités australiennes après que celles-ci les aient interceptés en mer.

L'agence onusienne a également exprimé sa préoccupation face au sort de 153 autres demandeurs d'asile d'origine sri lankaise qui font l'objet d'une injonction de la Haute Cour de l'Australie de retourner dans leur pays.

Dans un communiqué de presse, le HCR a indiqué que les autorité australiennes ont utilisé « des procédures de contrôle renforcées » pour déterminer si les 41 personnes concernées ont exprimé des demandes de protection qui nécessitent un examen plus approfondi.

« Sans davantage d'éléments le HCR n'est actuellement pas en mesure de confirmer si cette décision est conforme au droit international », a indiqué l'agence. « Le HCR a déjà fait connaître ses préoccupations à l'Australie au sujet de ses procédures de contrôle renforcées et leur non-conformité avec le droit international ».

Selon les médias, les 41 Sri-Lankais ont été interceptés par la police des frontières de l'Australie au large des îles Cocos dans l'océan Indien à la fin du mois de juin. Ils ont été remis au gouvernement du Sri Lanka dimanche après leurs demandes d'asile ont été évalués en mer et rejetés.

« Selon l'expérience du HCR, le traitement des demandes en mer n'ont pas été positives en général. Les moyens d'effectuer une évaluation appropriée pour assurer une procédure équitable ne sont souvent pas réunies en mer », a affirmé l'agence onusienne.

Le principe de non-refoulement, c'est-à-dire l'interdiction de contraindre une personne d'effectuer un retour forcé vers un pays où sa vie ou sa liberté serait menacées, figure dans la Convention de 1951 et dans le droit international coutumier, a souligné le HCR.

«Le HCR ne s'oppose pas à des retours de personnes qui dont les demandes de protection sont infondées, mais toute demande doit être correctement évaluée par un personnel qualifié dans le respect des garanties juridiques ».


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