A Tombouctou, l'UNESCO aide à reconstruire le patrimoine de la ville malienne

Un mausolée de la ville de Tombouctou, au Mali. Photo: UNESCO

30 juin 2014 – Deux des mausolées de Tombouctou inscrits au patrimoine mondial et qui ont été détruits ont maintenant été reconstruits grâce à un partenariat avec les communautés locales, s'est félicité l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO).

Au total, l'UNESCO a besoin de 11 millions de dollars pour terminer la réhabilitation du patrimoine détruit et elle a déjà été en mesure de recueillir 3 millions de dollars grâce à la coopération bilatérale et d'autres financements, a déclaré le représentant de l'UNESCO au Mali, Lazare Eloudou Assomo, lors d'une conférence de presse vendredi à New York. Mais « si nous ne recueillons pas 8 millions de dollars, il sera difficile pour nous de mettre en œuvre nos activités. »

Tombouctou fut une capitale économique, intellectuelle et spirituelle et un centre de propagation de l'islam à travers l'Afrique au cours de l'âge d'or de la ville aux 15ème et 16ème siècles.

La ville a connu d'importantes destructions à la suite de son occupation par des extrémistes après des combats ayant éclaté en janvier 2012 entre les forces gouvernementales et les rebelles touaregs.

En mars cette année, les maçons locaux qui travaillent sous la supervision de l'Imam de Djingareyber, et avec le soutien de l'UNESCO et de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), dont le mandat consiste notamment à appuyer le gouvernement malien pour la préservation culturelle, ont posé la première brique dans le cadre du programme de reconstruction de deux des mausolées détruits.

« C'est une tâche longue et complexe. Les monuments semblent très simples dans leur architecture, mais il s'agit de structures complexes », a déclaré M. Assomo, qui s'exprimait aux côtés de Vibeke Jensen, Directeur du Bureau de l'UNESCO à New York.

En plus de son importance historique pour le monde, le patrimoine est imbriqué dans le tissu culturel et social de la ville et des communautés qui y vivent. Chacun des 16 mausolées est de la responsabilité d'une famille spécifique qui sert de « gardienne ».

« Il ne s'agit pas seulement de reconstruire des pierres. Il s'agit également de préserver une culture importante », a souligné M. Assomo. Reconstruire le patrimoine a déjà contribué à « un environnement favorisant la réconciliation et la cohésion sociale. »

Outre les mausolées, le projet de reconstruction du patrimoine prévoit la rénovation de bibliothèques privées et des sites pour stocker les quelque 300.000 manuscrits qui sont temporairement préservés dans la capitale malienne Bamako.


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