Le chef du HCR fait l'éloge de la Convention africaine sur les réfugiés qui fête ses 40 ans

le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés António Guterres. Photo: HCR/Jean-Marc Ferré

18 juin 2014 – Le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Antonio Guterres, a fait l'éloge mercredi de la Convention africaine sur les réfugiés qui a contribué, selon lui, à sauver la vie de millions de personnes sur le continent africain.

Ce document qui régit les aspects propres aux problèmes des réfugiés en Afrique a été signé et ratifié par 45 pays africains. Il est fondé sur la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés. Non seulement il a élargi la définition du réfugié pour y inclure les victimes des conflits et de la violence, mais il a également encouragé le partage de la charge et mis l'accent sur le rapatriement (pour aider les réfugiés à rentrer chez eux).

« Depuis plus de 40 ans, cette Convention a permis à des millions de personnes ayant fui les conflits, les guerres civiles et les violations massives des droits humains, de trouver refuge dans des pays voisins en Afrique. La Convention africaine sur les réfugiés, comme on l'appelle communément, est considérée comme l'un des documents les plus généreux et flexibles au sujet de la protection des réfugiés », a dit M. Guterres dans un communiqué de presse.

Selon lui, la définition élargie de la Convention africaine sur qui est un réfugié et les circonstances objectives les poussant à fuir a inspiré la Déclaration de Carthagène sur les réfugiés, adoptée en 1984 en Amérique latine.

En 2009, l'Union africaine a également adopté la Convention de l'Union africaine sur la protection et l'assistance aux personnes déplacées en Afrique. « Cette Convention de Kampala a marqué une étape importante dans la prévention et le traitement de l'une des crises humanitaires les plus pressantes sur le continent : les déplacements internes de populations », a noté le Haut-Commissaire pour les réfugiés.

« Il y a quarante ans, lors de l'entrée en vigueur de la Convention de l'OUA, l'Afrique était en proie à des guerres d'indépendance et des conflits par délégation, initiés à l'époque de la guerre froide par les grandes puissances. Aujourd'hui, le continent est ravagé par une violence d'une autre nature. Des rebelles et des milices se battent pour des territoires et des ressources comme le pétrole, l'or, les diamants et les minéraux, dont les revenus alimentent l'économie de guerre », a-t-il ajouté. « A une époque en proie à tant de situations humanitaires d'urgence, la Convention de l'OUA et la Convention de Kampala nous montrent l'importance du respect des droits humains. »


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