Le chef des opérations de maintien de la paix prône une vision dynamique de la protection des civils

Le Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous. ONU Photo/Mark Garten

18 juin 2014 – Lors d'un exposé devant le centre de réflexion américain The Brookings Institution cette semaine, le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous, a prôné une vision dynamique de la protection des civils, qui est de plus en plus au coeur des responsabilités des missions de maintien de la paix.

« Dans des contextes de plus en plus dangereux, la protection des civils exige la volonté d'être proactif et décisif dans les environnements à haut risque », a souligné M. Ladsous, se disant fier de la façon dont l'ONU a réagi au Soudan du Sud en ouvrant ses bases à des dizaines de milliers de civils fuyant les affrontements.

« Il ne suffit plus de protéger par notre seule présence. Le maintien de la paix doit évoluer vers une éthique de 'protection dynamique' où les missions de maintien de la paix répondent directement et de manière décisive aux menaces aux niveaux tactique, opérationnel et stratégique », a-t-il ajouté.

Selon lui, les conflits à travers le monde sont devenus moins nombreux mais risquent d'être « plus difficiles à gérer », avec des pays comme la RDC et le Soudan du Sud confrontés à une deuxième ou troisième vague d'affrontements.

D'après M. Ladsous, la campagne menée par les forces de la Mission des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUSCO) dans l'est du pays pour neutraliser les groupes armés est un excellent exemple de l'utilisation réussie de ce concept de 'protection dynamique' sur le terrain.

Il s'est félicité de l'introduction de véhicules aériens sans pilote et non armés en RDC. « Nous avons montré que nous sommes capables de nous moderniser et d'utiliser les plus récentes technologies pour surveiller les mouvements des groupes armés et nous permettre de mieux protéger les populations vulnérables », a-t-il dit.

« Réaliser cette approche de protection proactive ou dynamique dans l'ensemble des opérations de maintien de la paix nécessite la capacité de répondre rapidement quand nous ne pouvons pas couvrir de grandes zones géographiques. Une mobilité et une souplesse accrues nécessiteront de nouveaux types de capacités, des équipements et des hébergements modifiés, et de nouvelles technologies », a estimé le Secrétaire général adjoint.

Selon lui, pour que la protection dynamique des civils fonctionne, les Etats membres doivent être dans le même état d'esprit en ce qui concerne le soutien à de telles activités, le régime financier dans le cadre duquel ces capacités seront déployées, et l'importance d'adopter une posture robuste dans l'exécution des tâches de maintien de la paix sur le terrain.


News Tracker: autres dépêches sur la question

Journée des Casques bleus : l'ONU rend hommage aux soldats de la paix

En savoir plus





Coup de projecteur