Syrie : l'ONU condamne une attaque au mortier contre une réunion électorale

Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon. Photo: ONU

23 mai 2014 – Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a condamné vendredi une attaque au mortier contre un rassemblement électoral dans le sud de la Syrie qui a tué au moins 21 personnes.

M. Ban « réitère son opposition à l'usage aveugle d'armes par quel que côté que ce soit contre des civils, en violation des obligations découlant du droit international humanitaire et des droits de l'homme », a dit son porte-parole dans une déclaration à la presse.

« Le Secrétaire général regrette profondément l'incapacité de la communauté internationale à s'unir pour mettre fin à ce conflit, et à trouver des moyens pour que les auteurs d'atrocités telles que l'attaque d'aujourd'hui rendent des comptes. Le peuple syrien a désespérément besoin d'une fin de la violence et d'une rupture nette avec le passé pour se diriger vers une nouvelle Syrie, où ses aspirations légitimes seraient assouvies et toutes les communautés protégées », a-t-il ajouté.

Selon la presse, un mortier est tombé sur une grande tente où étaient réunis des partisans du Président syrien Bachar Al-Assad dans la ville de Deraa dans le cadre de la campagne électoral, tuant au moins 21 personnes et blessant beaucoup d'autres.

De son côté, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH) s'est inquiété vendredi des informations selon lesquelles des unités des forces armées syriennes ont mis fin au blocus imposé depuis plus d'un an contre la prison centrale d'Alep par des groupes armés et ont réussi à entrer dans le complexe de la prison.

« La sécurité et l'intégrité physique d'un certain nombre de prisonniers et détenus, en particulier 53 détenus politiques dont l'identité est connue de notre Bureau, sont face à un danger imminent. Nous avons reçu des informations selon lesquelles un certain nombre de prisonniers ont achevé leur peine. Ces prisonniers, ainsi que ceux qui sont détenus arbitrairement, devraient être immédiatement libérés. Tous les détenus et prisonniers devraient recevoir les soins médicaux dont ils ont été dépourvus depuis trop longtemps en raison du blocus », a dit une porte-parole du HCDH, Cécile Pouilly.

« Nous rappelons au gouvernement de Syrie qu'il a pour obligation d'assurer la sécurité de tous les détenus et prisonniers », a-t-elle ajouté.


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