L'ONU appelle à soutenir la campagne pour éliminer les fistules obstétricales

Deux femmes en Mauritanie qui ont été opérées pour une fistule obstétricale. Photo IRIN/Manon Rivière

23 mai 2014 – A l'occasion de la Journée mondiale pour l'élimination de la fistule obstétricale qui est célébrée chaque année le 23 mai, le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a rappelé que la fistule était totalement évitable lorsque toutes les femmes et les filles ont accès à des services de santé en matière de sexualité et de procréation complets et de qualité.

« En cette Journée internationale, je lance un appel aux partenaires afin qu'ils soutiennent la Campagne pour éliminer les fistules, menée par le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) à l'échelle mondiale. Conjuguons nos forces pour éliminer cette injustice sociale mondiale », déclare M. Ban dans un message pour cette Journée.

La fistule obstétricale est la constitution d'une communication anormale (une fistule) entre la vessie et le vagin ou entre la vessie et le rectum survenant à la suite d'une grossesse compliquée. La fistule est surtout commune en Afrique. Elle survient d'ordinaire pendant un accouchement prolongé, quand une femme n'obtient pas la césarienne qui serait nécessaire.

« Cette maladie est l'une des conséquences les plus dévastatrices des accouchements mal surveillés et une illustration flagrante de la pire forme d'inégalité. Bien qu'elle soit pratiquement inexistante dans les pays industrialisés aujourd'hui, la fistule continue de toucher les femmes et les filles les plus démunies dans de nombreux pays en développement. Si elle n'est pas traitée, elle peut contribuer à l'exclusion sociale et à la dépression et causer des problèmes médicaux chroniques, voire la perte de l'enfant », note le Secrétaire général.

Selon lui, « le fait d'enregistrer et de surveiller chaque femme ou fille souffrant de la fistule peut contribuer à garantir que davantage de personnes reçoivent un traitement, que les survivantes restent en bonne santé et que leurs futurs nouveau-nés s'épanouissent ».

L'initiative 'Toutes les femmes, tous les enfants' peut permettre de faire des progrès en mobilisant les partenaires afin qu'ils apportent leur aide à toutes celles qui en ont besoin, estime le Secrétaire général.

« Des progrès sont possibles. Ces 12 dernières années, quelque 47.000 femmes et filles ont bénéficié d'un traitement chirurgical avec l'appui du FNUAP », souligne-t-il.

Selon lui, plus qu'une question de santé, la lutte contre la fistule obstétricale est un impératif qu'imposent les droits de l'homme.


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