Centrafrique : la majorité des écoles dans le pays restent fermées, regrette l'UNICEF

Marc Tamara, un professeur de français dans un lycée à Guango après que celui-ci a été pillé. Photo UNICEF/Matas

9 mai 2014 – Le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) a indiqué vendredi que la situation pour les enfants en République centrafricaine était difficile avec près des deux tiers des écoles restant fermées alors que plus de la moitié de l'année scolaire est écoulée.

« Le système éducatif est pratiquement effondré. De nombreux enseignants n'ont pas été payés depuis des mois, il n'y a pas de manuels scolaires et les modestes structures éducatives qui existaient avant la crise ont été fortement endommagées », a expliqué le Représentant de l'UNICEF en République centrafricaine, Souleymane Diabaté, dans un communiqué de presse.

C'est la deuxième année scolaire consécutive perturbée par la crise qui a commencé à la fin de 2012 et de nombreuses familles ont encore trop peur d'envoyer leurs enfants à l'école.

En moyenne, les écoles n'ont été ouvertes que pendant quatre semaines depuis octobre 2013, à cause des destructions de salles de classe, du lent retour des enseignants qui avaient fui les violences et des salaires du personnel éducatif restant impayés. Un enfant sur trois n'est pas retourné à l'école cette année.

« La crise a privé les enfants de leur famille, de leur foyer et de stabilité. Ils ne peuvent pas également être privés d'éducation, qui est leur espoir pour un avenir meilleur et paisible », a souligné M. Diabaté.

L'UNICEF soutient le Ministère centrafricain de l'éducation dans ses efforts pour assurer la distribution de fournitures scolaires dans les écoles pillées et offrir une formation aux enseignants.

Dans les zones où l'insécurité a empêché la reprise de l'activité dans les écoles, notamment dans la capitale Bangui, l'agence onusienne et ses partenaires ont établi 120 centres temporaires d'éducation qui accueillent près de 23.000 enfants et adolescents et qui offrent des cours, des activités récréatives et un soutien psycho-social.

L'UNICEF a cependant souligné qu'il ne dispose pas de suffisamment de fonds pour financer ces activités. À ce jour, seulement trois des 10 millions de dollars nécessaires ont été reçus de la part des bailleurs de fonds.


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