OMS : mortalité maternelle en baisse mais des maladies non transmissibles accentuent les risques

Une femme allaitant son enfant à Delhi, en Inde. Photo: OMS/SEARO/Anuradha Sarup

6 mai 2014 – Le taux de mortalité maternelle dans le monde est en baisse, mais les problèmes de santé préexistant des mères augmentent les risques de mort en couches et il faut investir davantage dans des soins de santé de qualité pendant la grossesse et l'accouchement, selon un rapport publié mardi par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Selon les estimations de l'OMS, près de 289.000 femmes sont mortes en 2013 à cause de complications liées à la grossesse ou à l'accouchement, ce qui représente une diminution considérable par rapport aux 523.000 décès en 1990, soit une baisse de 45%.

Le rapport, qui est publié dans la revue médicale « The Lancet », indique que 11 pays qui avaient des forts taux de mortalité maternelle en 1990 ont atteint l'Objectif du millénaire pour le développement (OMD) dans ce domaine qui visait une réduction de 75%. Ces pays sont le Bhoutan, le Cambodge, le Cap-Vert, la Guinée équatoriale, l'Erythrée, le Laos, les Maldives, le Népal, la Roumanie, le Rwanda et le Timor-Leste.

« Une fille de 15 ans qui vit en Afrique subsaharienne encoure un risque d'environ un sur 40 de mourir pendant la grossesse ou l'accouchement au cours de sa vie », a expliqué la Directrice exécutive adjointe du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF), Geeta Rao Gupta, dans un communiqué de presse. « Une fille du même âge en Europe encoure un risque de un sur 3.300. Cela illustre bien les progrès inégaux dans le monde ».

Plus d'un décès maternel sur quatre est dû à des conditions médicales préexistantes à la grossesse, tel que le diabète, le VIH, le paludisme ou l'obésité. Le rapport, qui se base sur l'étude de plus de 60.000 décès maternels dans 115 pays, montre que ces facteurs sont responsables de 28% des décès. Cela représente le même taux que celles qui sont mortes de de graves hémorragies.

« Le rapport montre qu'il est nécessaire d'investir dans des solutions qui ont prouvé leur efficacité, tel qu'un suivi médical de qualité pendant la grossesse et l'accouchement, et des soins spécialisés pour les femmes qui ont des problèmes de santé préexistants », a indiqué la Sous-directrice générale de l'OMS, Flavia Bustreo, qui est responsable des questions de santé des familles, des femmes et des enfants.


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