Syrie : le HCR et les pays voisins réclament plus de soutien de la communauté internationale

Une famille de réfugiés syriens au Liban. Photo: UNHCR/A. McConnell

5 mai 2014 – Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) ainsi que des Ministres d'Etat de l'Iraq, de la Jordanie, du Liban, de la Turquie et de l'Egypte se sont réunis dimanche pour appeler à davantage d'appui international dans la réponse à l'impact humain croissant de la crise en Syrie pour ces pays qui accueillent des réfugiés syriens.

La réunion de haut niveau était co-présidée par Nasser Judeh, Ministre jordanien des Affaires étrangères et le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, António Guterres, avec la participation du Ministre iraquien des Affaires sociales, Hoshyar Zebari, le Ministre libanais des Affaires sociales, Rachid Derbas, le Ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, et le Ministre adjoint égyptien des Affaires étrangères, Hamdi Loza.

La réunion a eu lieu dans le cadre de la coordination régionale de haut niveau entre le HCR et les principaux pays accueillant des réfugiés en réponse à l'afflux massif de réfugiés, le plus important depuis près de 20 ans.

Les Ministres et le chef du HCR ont reconnu que la Syrie était devenue la plus importante crise de déplacement de populations au monde ainsi qu'une menace grandissante sur la paix et la sécurité dans la région. La charge représentée par l'accueil des réfugiés syriens est portée de façon disproportionnée par les cinq pays hôtes et les ressources de nombreuses communautés d'accueil sont mises à rude épreuve et proches du point de rupture.

Les participants ont réitéré l'impératif de renforcer la solidarité internationale et le partage de la charge supportée par les communautés hôtes et générée par plus de 2,7 millions de réfugiés syriens dans la région. Un appui massif de la communauté internationale demeure nécessaire. Il doit se traduire par un soutien bilatéral ainsi qu'une aide financière et au développement, afin de venir en aide aux pays hôtes confrontés aux demandes toujours plus nombreuses sur les services et l'infrastructure publics du fait de l'afflux de réfugiés.

« Les Ministres et le Haut-Commissaire pour les réfugiés ont exhorté tous les pays hors de la région, sur la base du principe de solidarité et de partage de la charge, à maintenir leurs frontières ouvertes pour les Syriens en quête de protection et à faciliter leur accès légal aux territoires. A cet égard, ils ont également appelé ces pays à assouplir l'octroi de visas, à accélérer les procédures de regroupement familial et, enfin, à étendre les programmes de réinstallation et d'admission pour des motifs humanitaires », a expliqué le HCR dans un communiqué de presse.

Les Ministres et le Haut-Commissaire ont appelé à améliorer l'assistance en Syrie et ont souligné la nécessité d'instaurer un environnement propice au retour des Syriens dans la sécurité et la dignité. Ils ont également rappelé qu'il n'y a pas de solution humanitaire à cette crise politique et qu'il faut une solution politique pour mettre fin aux souffrances humaines, en rappelant qu'une solution militaire n'est pas possible pour faire cesser la crise en Syrie.

Selon les Ministres et le chef de l'agence onusienne pour les réfugiés, le plan régional 2014 d'aide aux réfugiés syriens est financé seulement à hauteur de 25% et ils ont exhorté les pays donateurs à continuer leur appui si la situation empire. Les fonds déjà reçus, soit un milliard de dollars, ont permis aux pays hôtes, au HCR et à ses partenaires, de fournir une aide nécessaire à la survie à des millions de personnes. Ils ont noté que le soutien financier direct demandé par les pays hôtes, dans le cadre de cet appel de fonds, n'est pas suffisamment financé.


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