La FAO met à l'honneur des systèmes d'agriculture traditionnels de Chine, d'Iran et de Corée du Sud

Des champs de riz à Sichuan, en Chine. ONU/John Isaac

1 mai 2014 – Six systèmes agricoles traditionnels en Chine, en Iran et en Corée du Sud connus pour leurs caractéristiques et approches uniques de durabilité, ont été désignés par l'Organisation des Nations Unies pour l'agriculture et l'alimentation (FAO) comme Systèmes ingénieux du patrimoine agricole mondial (SIPAM).

Il s'agit du système d'irrigation Qanat en Iran, un réseau de fermes irriguées qui a survécu près de trois millénaires, d'un système de 22.000 km de murets de pierre volcanique à Jeju, en Corée du Sud; et des rizières en terrasses irriguées de Gudeuljang à Cheongsando, également en Corée du Sud.

Trois sites chinois figurent aussi sur la liste : l'agrosystème unique Duotian de Xinghua, renommé pour sa technique d'utilisation de l'eau et des terres; le système historique de culture du jasmin et du thé de Fuzhou; et les plantations de dattiers chinois traditionnels de Jiaxian.

Les sites ont été officiellement reconnus durant la session du Comité scientifique et directeur SIPAM qui s'est tenue au siège de la FAO à Rome les 28-29 avril.

Avec l'inscription de ces nouveaux sites, le nombre total de systèmes SIPAM s'établit désormais à 31 dans 14 pays d'Afrique, d'Amérique latine et d'Asie. Les sites sont considérés comme des modèles d'innovation, de durabilité et d'adaptabilité, offrant d'importants avantages à l'écosystème.

La sous-directrice générale de la FAO et coordonnatrice pour les ressources naturelles, Maria Helena Semedo, a invité à désigner d'autres sites de par le monde et à prendre des mesures concrètes afin d'améliorer la conservation des méthodes ancestrales et le partage de connaissances qui en dérivent.

« Les Systèmes ingénieux du patrimoine agricole mondial (SIPAM) ont été forgés au fil des siècles, mettant à profit les expériences accumulées par les communautés rurales et les populations autochtones du monde entier », a déclaré Mme Semedo, en ajoutant que la reconnaissance de ces systèmes était parfaitement d'actualité durant l'Année internationale de l'agriculture familiale.

« Outre les multiples biens et services et aliments ainsi que la sécurité de moyens de subsistance qu'ils offrent, les systèmes SIPAM ont porté à la sauvegarde d'une importante biodiversité agricole, d'écosystèmes résilients, de paysages remarquables, et d'un patrimoine culturel précieux », a-t-elle précisé.

L'Initiative du Partenariat mondial SIPAM a été lancée par la FAO en 2002 durant le Sommet mondial du développement durable de Johannesburg (Afrique du Sud).

Des programmes pilotes ont ensuite démarré dans six pays (Algérie, Chili, Chine, Pérou, Philippines et Tunisie) dès 2005. Durant la réunion de deux jours, les participants ont analysé ces expériences pilotes et les enseignements tirés aux niveaux local et national d'une gamme d'interventions, notamment sur le renforcement des capacités et la promotion de politiques.


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