Centrafrique : rien ne peut justifier les violences actuelles, selon une experte de l'ONU

Un enfant centrafricain. Photo PAM/Rein Skullerud

30 avril 2014 – L'Experte indépendante des Nations unies sur la situation des droits de l'homme en République centrafricaine, Marie-Thérèse Keita-Bocoum, a condamné mercredi les attaques perpétrées contre des convois humanitaires à Dissikou et contre le centre de santé de Nanga Boguila.

« Ces actes constituent un manquement au droit international humanitaire dont les auteurs et les instigateurs ne doivent pas rester impunis », a déclaré Mme Keita-Bocoum. « Attaquer ou tuer les personnes ne prenant pas part aux hostilités constitue une violation grave de l'article 3 commun aux quatre Conventions de Genève. »

« J'en appelle à ceux qui se livrent à ces genres d'attaques pour leur rappeler qu'ils ont l'obligation de respecter les droits de l'homme en général et les droits des déplacés en particulier, et que rien ne saurait justifier leurs actes odieux et les violences actuelles en Centrafrique. J'exhorte donc le gouvernement à ouvrir des enquêtes afin d'identifier les coupables, les arrêter et les traduire devant la justice », a déclaré l'Experte indépendante.

« J'exhorte en outre les forces internationales à prendre toutes les mesures appropriées pour assurer la sécurité et la protection des civils et des convois humanitaires afin d'annihiler ces actes criminels », a-t-elle ajouté.


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