Syrie : l'ONU condamne des actes de terreur contre les civils à Homs et Damas

Un garçon assis devant un bâtiment détruit à Homs, en Syrie. Photo PAM/Abeer Etefa (archive septembre 2012)

30 avril 2014 – Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a fermement condamné mercredi un attentat à la bombe et des tirs de mortier qui ont frappé mardi le quartier de Zahra dans le centre de la ville de Homs, en Syrie, faisant des dizaines de morts et de blessés parmi les civils.

A Damas, des tirs de mortier ont aussi de nouveau visé des zones civiles, frappant un institut technique.

« Ce sont des actes de terreur odieux contre des civils innocents », a dit le porte-parole du Secrétaire général dans une déclaration à la presse.

Selon la presse, au moins 100 personnes, dont près de 80 civils, ont été tuées dans l'attentat à la voiture piégée à Homs. Il s'agit de l'attentat le plus meurtrier dans cette ville depuis le début du conflit, il y a trois ans.

« Le Secrétaire général regrette profondément que l'attaque à Homs intervienne au milieu de négociations sur un cessez-le-feu dans la vieille ville de Homs et appelle le gouvernement et les groupes d'opposition à résister aux provocations destinées à fragiliser les efforts de paix. Il réitère sa position qu'aucune partie ne peut arriver à une victoire militaire dans le conflit syrien », a dit son porte-parole.

« Le Secrétaire général appelle toutes les parties à ce terrible conflit à être à la hauteur de leur responsabilité en matière de droit humanitaire et à arrêter de viser des zones civiles, y compris par des bombardements aériens et des barils de pétrole remplis d'explosifs », a-t-il ajouté.

Le porte-parole a estimé que la situation en Syrie pesait sur la conscience des auteurs de ces actes, « qui doivent être traduits en justice », mais aussi sur celle de tous les acteurs syriens et internationaux, « qui doivent mettre de côté leurs différences et se montrer humbles et courageux pour s'efforcer ensemble d'arrêter la violence et arriver à une solution politique au conflit syrien. »

Le Conseil de sécurité des Nations Unies a eu des consultations à huis-clos mercredi sur la situation en Syrie. La Secrétaire générale adjointe des Nations Unies aux affaires humanitaires, Valerie Amos, a fait un exposé devant les membres du Conseil.

« Loin de s’améliorer, la situation empire », a dit Mme Amos à la presse à l’issue de ces consultations. « La violence s’est intensifiée au cours du mois passé. »

« J’ai dit au Conseil que je suis très préoccupée par la poursuite des violations, par toutes les parties, des dispositions les plus fondamentales des droits de l’homme et du droit humanitaire », a-t-elle ajouté.


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