Ban appelle les six pays non-signataires à adhérer à la Convention sur les armes chimiques

Des inspecteurs de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) examinent des obus. Photo OIAC

29 avril 2014 – A l'occasion de la Journée mondiale du souvenir des victimes de guerre chimique qui est célébrée mardi, le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a rappelé que tout emploi d'armes chimiques, dans quelque circonstance que ce soit, constitue une violation grave du droit international.

« L'emploi terrifiant d'armes chimiques en République arabe syrienne en 2013 jette une ombre sur la commémoration de cette année. Je ne peux oublier les images profondément révoltantes que j'ai vues. L'utilisation d'armes chimiques en Syrie est une offense déplorable faite à l'humanité », a dit M. Ban dans un message pour cette journée.

« Les initiatives prises au niveau multinational pour démanteler le programme syrien d'armes chimiques montrent ce qui peut être accompli lorsque la communauté internationale agit de concert. Il reste certes encore beaucoup à faire, mais 90% des armes chimiques syriennes ont été soit enlevées soit détruites », a-t-il ajouté.

Réaffirmant l'importance de la Convention de 1997 sur les armes chimiques, le Secrétaire général a demandé aux six pays qui ne l'ont pas encore fait d'adhérer à cette Convention sans attendre, à savoir l'Angola, l'Égypte, Israël, le Myanmar, la République populaire démocratique de Corée et le Soudan du Sud.

« Tant que la Convention ne sera pas universelle et que les derniers stocks d'armes chimiques n'auront pas été détruits, notre tâche restera inachevée. Ne relâchons surtout pas notre vigilance. Nous devons tout faire pour éviter de futurs incidents », a dit Ban Ki-moon.


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