L’ONU note des progrès tangibles dans lutte contre la violence sexuelle dans les conflits

Des femmes assises à l’extérieur d’un dortoir dans un centre pour victimes de violences sexuelles. Photo IRIN/Aubrey Graham

25 avril 2014 – A l'occasion d'un débat vendredi au Conseil de sécurité sur la violence sexuelle dans les conflits, le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a estimé que des progrès avaient été réalisés pour combattre ce fléau même si de graves violations continuaient de se produire encore trop souvent.

Dans un discours devant le Conseil, M. Ban a rappelé que la violence sexuelle dans les conflits détruisait les familles et les communautés, contribuait à une pauvreté et une insécurité durables et entravait les efforts de réconciliation, de paix et de reconstruction.

« C'est pourquoi ce Conseil a toujours clairement affirmé que la violence sexuelle dans les conflits est une question de sécurité et de paix internationales. Des résolutions successives ont créé un solide cadre global de prévention », a ajouté le Secrétaire général.

« Des violations graves se produisent encore trop souvent, mais nous commençons à faire des progrès tangibles », a-t-il estimé.

Le Secrétaire général a notamment cité les exemples de la République démocratique du Congo (RDC) et de la Somalie. « Il y a quelques années, les viols dans ces conflits semblaient inévitables. La RDC et la Somalie montrent désormais que des progrès sont possibles », a-t-il dit. « La RDC développe de nouvelles structures juridiques pour mettre fin à l'impunité. La Somalie a montré son engagement au plus haut niveau pour mettre fin à la violence sexuelle, notamment en signant un communiqué conjoint avec les Nations Unies. Un plan d'action est en cours de développement. »

Ban Ki-moon a également cité le travail des experts de l'ONU avec la Colombie, la Côte d'Ivoire, la Guinée et le Soudan du Sud pour renforcer les systèmes judiciaires de ces pays.

La Représentante spéciale du Secrétaire général sur la violence sexuelle dans les conflits, Zainab Hawa Bangura, a de son côté rappelé devant les membres du Conseil de sécurité que les progrès réalisés étaient un encouragement et montraient que lutter contre la violence sexuelle dans les conflits n'était pas une mission impossible.

« La violence sexuelle est utilisée depuis des siècles, précisément parce que c'est une arme peu coûteuse et dévastatrice. C'est pourquoi la communauté internationale a tellement mis l'accent sur la lutte contre l'impunité », a dit Mme Bangura.

« En se concentrant sur l'impunité, nous braquons de manière franche pour la première fois les projecteurs sur les responsables, et en faisant cela nous commençons à réorienter la stigmatisation et les conséquences de la violence sexuelle des survivants vers les auteurs de cette violence », a-t-elle ajouté.


News Tracker: autres dépêches sur la question

RDC : des progrès dans la lutte contre l'impunité mais le viol reste répandu - rapport de l'ONU

En savoir plus





Coup de projecteur