Rwanda : Ban rend hommage au TPIR pour son rôle dans l'établissement de la vérité sur le génocide

Le Tribunal pénal international pour le Rwanda, à Arusha, en Tanzanie.

10 avril 2014 – A l'occasion d'une cérémonie de commémoration du génocide rwandais jeudi au Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), basé à Arusha en Tanzanie, le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a rappelé que la semaine de commémoration qui marque le vingtième anniversaire des horreurs commises au Rwanda a été à la fois triste et solennel pour l'ONU et pour la communauté internationale.

« Lundi dernier, j'ai participé à la commémoration officielle du génocide, et j'ai présenté mes respects aux 800.000 personnes qui ont été tuées, dont une majorité de Tutsis, mais aussi de Hutus modérés, de Twas et d'autres, au cours de trois mois de carnage. À cette occasion, j'ai souligné qu'il était nécessaire de renforcer la détermination collective pour s'assurer que les génocides soient rangés dans le domaine de l'Histoire une fois pour toute », a rappelé M. Ban dans un discours lu par le greffier du tribunal, Bongani Majola.

Le chef de l'ONU a indiqué que la reconstruction de la société rwandaise était une tâche monumentale qui requiert une volonté politique nationale et internationale durable et des investissements dans les secteurs de la sécurité, de la gouvernance, de l'état de droit et de l'économie.

« Nous devons également reconnaître la revendication fondamentale de vérité et de justice à la suite de ces atrocités. Cette revendication répond non seulement au besoin de réparation pour les victimes et pour les rescapés, mais aussi au besoin, partagé par l'humanité toute entière, du respect de nos valeurs partagées », a affirmé M. Ban.

Le Secrétaire général a rappelé que le TPIR a été créé au lendemain du génocide rwandais afin de contribuer aux efforts d'établissement de la vérité sur ce qui s'est passé et pour s'assurer que les auteurs des pires crimes rendent des comptes.

« Les accusés qui sont jugés au TPIR ne sont qu'une fraction des auteurs de crimes, et les efforts de la justice du Rwanda et d'autres États ont été un complément important au travail du TPIR. Les jugements prononcés et la jurisprudence établie ont été des éléments importants pour le rétablissement de l'état de droit. Les témoignages des victimes ont été entendus et leur courage de venir à la barre a été déterminant pour établir le bilan historique », a expliqué M. Ban.

« Le TPIR est également devenu un élément central du système de justice pénal international qui incarne notre engagement commun à lutter contre l'impunité pour des crimes de cette ampleur. Bref, le TPIR a été un élément indispensable de la réponse aux génocides, et le Rwanda est aujourd'hui renforcé par son travail », a-t-il ajouté.


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