Haïti : la Chef de la MINUSTAH juge important de préserver les acquis enregistrés

La Représentante spéciale du Secrétaire général pour Haïti, Sandra Honoré. Photo: ONU

9 avril 2014 – La Représentante spéciale du Secrétaire général pour Haïti, Sandra Honoré, a exhorté cette semaine tous les Haïtiens à s'abstenir de lancer des appels à la haine ou à la violence dans la perspective d'élections prévues cette année.

« La liberté d'opinion et de parole ne doit pas faire oublier les droits et principes de liberté de circulation et de non-violence dans les actes et les propos », a dit Mme Honoré lors d'une conférence de presse mardi à Port-au-Prince.

Saluant le dialogue politique à l'origine de l'Accord d'El Rancho, la Chef de la Mission des Nations Unies en Haïti (MINUSTAH) a par ailleurs réitéré la disponibilité des Nations Unies à accompagner les autorités dans l'organisation des élections.

« Avec la nomination des nouveaux membres du gouvernement ainsi que le vote par la Chambre des députés de l'amendement de la loi électorale, la semaine dernière, nous espérons que les institutions vont avancer cette semaine pour mettre en place les conditions pour des élections libres, transparentes, équitables et inclusives en 2014 », a dit la Chef de la MINUSTAH.

Elle a souligné qu'il était crucial que les autorités, les acteurs politiques et la société civile puisse s'assurer que les acquis enregistrés en Haïti soient préservés afin de poursuivre le processus de consolidation de la stabilisation.

Mme Honoré a rappelé qu'un processus d'étude et de planification au sujet de la configuration post-2016 de la présence des Nations Unies en Haïti a été lancé par le Secrétaire général.

Le dernier rapport du Secrétaire général sur la MINUSTAH présente cinq options de configuration possible.

La première option prévoit la désignation d'un Envoyé spécial pour Haïti qui fournirait des bons offices politiques. La deuxième option envisage l'établissement d'une Mission Spéciale Politique avec un soutien continu au développement de la Police Nationale d'Haïti (PNH) au travers de policiers UNPOL et d'une assistance au renforcement de l'Etat de droit et des droits humains. La troisième option prévoit l'achèvement du mandat de la MINUSTAH et la création d'une nouvelle mission de maintien de la paix ayant surtout un rôle politique, comprenant la présence sur l'ensemble du territoire des unités de police constituées. Ces trois premières options ne comporteraient pas de présence militaire.

La 4ème option envisage une nouvelle opération de maintien de la paix dans les mêmes conditions que dans la troisième mais avec une présence militaire réduite. Une 5ème option modifierait le mandat actuel de la MINUSTAH et réduirait ses activités au Plan de consolidation et à la réduction continue et progressive de la composante militaire, tout en conservant le déploiement de la police des Nations Unies.

« Pour préparer la transition vers l'une de ces options, la MINUSTAH va travailler étroitement avec les autorités haïtiennes afin de continuer de progressivement transférer les fonctions de la Mission aux autorités nationales aux niveaux central et local », a dit Mme Honoré. « Un processus d'évaluation stratégique va démarrer prochainement en étroite consultation avec le Gouvernement d'Haïti, afin d'évaluer les conditions sur le terrain permettant la transition. »


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