Myanmar : un expert de l'ONU dénonce une détérioration des droits de l'homme à Rakhine

Le Rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme au Myanmar, Tomas Ojea Quintana. Photo ONU/Jean-Marc Ferré

8 avril 2014 – Le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la situation des droits de l'homme au Myanmar, Tomás Ojea Quintana, a exprimé lundi sa préoccupation concernant la détérioration des droits de l'homme dans l'Etat de Rakhine.

« Les évènements récents dans l'État de Rakhine s'inscrivent dans une longue histoire de discrimination contre la communauté des Rohingyas et ils pourraient constituer des crimes contre l'humanité », a affirmé M. Quintana en ajoutant que l'évacuation des travailleurs humanitaires qui a eu lieu à la suite des récentes attaques contre les bureaux de l'ONU et d'ONG dans la ville de Sittwe, « contribuera à accentuer la vulnérabilité de cette communauté ».

« Ces travailleurs étaient à Rakhine pour fournir une aide essentielle et vitale, dont des services de santé, la distribution d'eau potable et de denrées alimentaires aux personnes déplacées, dans les villages isolés et à d'autres communautés affectées », a-t-il ajouté.

L'accès à l'eau potable risque de s'épuiser rapidement dans certains camps de déplacés, particulièrement à Pauktaw. L'impact sur les services de santé sera particulièrement sévère pour les 140.000 personnes qui vivent toujours dans des camps dans l'Etat de Rakhine et les 700.000 personnes vulnérables qui vivent en dehors des camps.

M. Quintana a salué l'engagement du gouvernement du Myanmar à protéger les membres du personnel de l'ONU et des autres organisations internationales en affirmant qu'il est nécessaire d'assurer au plus vite les conditions qui permettront le retour des travailleurs humanitaires.


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