Ban en visite au Rwanda pour commémorer le 20ème anniversaire du génocide

Le Secrétaire général Ban Ki-moon avec le Président du Rwanda, Paul Kagame, à Kigali, le 6 avril 2014. Photo ONU/Evan Schneider

6 avril 2014 – En visite au Rwanda pour participer à la commémoration du 20ème anniversaire du génocide dans ce pays, le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, s'est engagé dimanche à continuer de diffuser les leçons apprises de ce génocide pour éviter que cela ne se reproduise ailleurs.

« C'est avec grand plaisir que je suis venu à plusieurs reprises au Rwanda, mais cette fois-ci ma visite est beaucoup solennelle et je suis déterminé à apprendre davantage et diffuser les leçons du génocide rwandais qui a eu lieu il y a 20 ans », a dit M. Ban lors d'un point de presse dimanche à l'issue d'une rencontre avec le Président du Rwanda, Paul Kagamé.

Le Secrétaire général doit participer lundi à une cérémonie à Kigali.

Lors du point de presse, il a souligné que la communauté internationale devait s'efforcer de prévenir la répétition de telles atrocités ailleurs dans le monde.

« Nous devons tirer les leçons. Tirer soi-même les leçons, c'est important, mais traduire cela en actes, c'est encore plus important. C'est ce à quoi je suis déterminé à faire en tant que Secrétaire général », a dit M. Ban.

Dans un point de vue publié dimanche dans le journal britannique The Independent on Sunday, le Secrétaire général rappelle que le génocide du Rwanda, comme celui de Srebrenica, a été un échec patent de la communauté internationale.

« Tirant les leçons de ces abominations, la communauté internationale a fait depuis d'importants progrès. Nous présentons désormais un front uni contre l'impunité, comme en témoigne la création de la Cour pénale internationale », souligne-t-il. « Les tribunaux internationaux ou soutenus par l'ONU, dont le Tribunal pénal international pour le Rwanda, continuent à œuvrer pour que justice soit rendue, avec un effet dissuasif sensible sur ceux qui seraient tentés de porter atteinte aux normes internationales les plus fondamentales. »

« La communauté internationale reconnaît à présent qu'elle a la responsabilité de protéger; les États ne peuvent plus prétendre que les atrocités commises sont des questions internes qui ne sont pas du ressort de la communauté internationale », a-t-il encore dit.


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