Ban appelle les États à ratifier la Convention sur la sécurité du personnel des Nations Unies

La Journée de solidarité avec les membres du personnel détenus ou portés disparus est célébrée chaque année à la date anniversaire de l’enlèvement d’Alec Collett, qui travaillait pour l’ONU. Photo ONU/Milton Grant

25 mars 2014 – À l'occasion de la Journée internationale de solidarité avec les membres du personnel détenus ou portés disparus, le Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a exprimé mardi sa préoccupation concernant la détention et l'arrestation illégales d'agents de l'ONU et d'organisations humanitaires.

« Je demande que des mesures immédiates soient prises pour obtenir leur libération et garantir leurs droits », a indiqué M. Ban dans son message pour la Journée. La plupart de ces cas concernent des agents des Nations Unies recrutés sur le plan local, qui sont de précieux membres à part entière de l'ONU et d'organisations qui lui sont apparentées, mais qui sont également les plus exposés à l'arrestation et à la détention.

« J'engage vivement les États Membres qui détiennent des membres du personnel de l'ONU à permettre que l'on ait immédiatement accès à eux et que leurs droits et privilèges soient entièrement respectés », a déclaré le chef de l'ONU.

Le Secrétaire général s'est dit déçu que, près de 20 ans après son adoption, moins de la moitié de tous les États Membres ont ratifié la Convention de 1994 sur la sécurité du personnel des Nations Unies et du personnel associé, et 28 seulement son protocole de 2005. « J'exhorte tous les pays à ratifier la Convention et son protocole sans tarder », a-t-il dit.

Le monde est devenu nettement plus dangereux pour les agents des Nations Unies et des organisations humanitaires aujourd'hui qu'il ne l'était juste quelques années auparavant. À ce jour, 56 agents des Nations Unies demeurent en détention et quatre membres du personnel des Nations Unies et du personnel associé enlevés par des acteurs non étatiques sont toujours en captivité.

« Je prie instamment toutes les parties concernées de tout faire pour obtenir leur libération immédiate. Je suis très inquiet au sujet des courageuses personnes travaillant en Syrie. Selon l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), 22 membres du personnel étaient détenus ou présumés tels à la mi-mars. Trois autres étaient portés disparus », a rappelé M. Ban.

« Je suis profondément préoccupé par l'accroissement du nombre d'enlèvements contre rançon. Je suis également consterné par l'impunité qui prévaut; la vaste majorité des cas de fonctionnaires arrêtés, détenus ou portés disparus n'a pas donné lieu à des poursuites judiciaires. Je réclame qu'il soit mis un terme à cette culture d'impunité et que tous les auteurs de ces crimes soient systématiquement poursuivis », a-t-il ajouté.

De son côté, le Président de l'Assemblée générale, John Ashe, a rendu hommage aux membres du personnel de l'ONU qui ont perdu la vie ou qui ont été pris en otage dans le cadre de leur travail dans des zones de guerre et il a appelé les gouvernements à redoubler d'efforts pour assurer leur sécurité.

« J'encourage la communauté internationale à travailler de façon plus efficace pour protéger les membres du personnel de l'ONU qui continuent de faire face à des menaces contre leur sécurité et leur liberté », a dit M. Ashe.

La Journée de solidarité avec les membres du personnel détenus ou portés disparus est célébrée chaque année à la date anniversaire de l'enlèvement d'Alec Collett, ancien journaliste qui travaillait à l'UNRWA lorsqu'il a été enlevé par des hommes armés en 1985. Son corps a finalement été retrouvé dans la vallée de la Bekaa, au Liban, en 2009.


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