Le Conseil de sécurité examine des propositions pour le dispositif de consolidation de la paix pour la période après 2015

Cérémonie de clôture du Bureau de la Commission de consolidation de la paix au Sierra Leone le 5 mars 2014. Photo: ONU

19 mars 2014 – Le Vice-Secrétaire général des Nations unies, Jan Eliasson, a appelé mercredi le Conseil de sécurité à façonner, à l'occasion de l'examen du dispositif de consolidation de la paix de l'Organisation en 2015, une Commission de consolidation de la paix (CCP) « pertinente et efficace » afin de mieux aider les pays sortant d'un conflit.

« La consolidation de la paix exige essentiellement des processus politiques avec une large participation et une responsabilité publique », a affirmé M. Eliasson, en citant les missions en Sierra Leone et au Timor-Leste comme autant d'exemples de la façon dont la consolidation de la paix peut contribuer à éviter une rechute dans la violence et à soutenir le développement d'un pays après un conflit.

M. Eliasson a expliqué qu'en 2012, le Secrétaire général, Ban Ki-moon, avait identifié l'ouverture, le renforcement des institutions et l'appui continu de la communauté internationale et la responsabilité mutuelle comme trois domaines prioritaires de la consolidation de la paix.

Selon le Secrétaire général il faut « mettre davantage l'accent sur l'ouverture pour permettre à tous les segments de la population d'adhérer à une paix durable, renforcer les institutions, la priorité devant aller au rétablissement des fonctions essentielles de l'administration publique et à la prestation de services et engager les pays sortant d'un conflit et leurs partenaires internationaux à affermir et étoffer leur partenariat et à appliquer le principe de responsabilité mutuelle pour obtenir des résultats ».

« Mais quand les reculs apparaissent comme en République centrafricaine et au Soudan du Sud ces derniers mois, il est essentiel que l'ONU maintienne sa capacité d'appuyer les acteurs locaux et de travailler avec eux pour préserver leur faculté de répondre eux-mêmes aux crises », a préconisé l'Administratrice du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), Helen Clark.

« Trop souvent, les fonds dédiés à un travail essentiel de reconstruction sont drastiquement réduits pendant les crises, faisant perdre aux communautés leur faculté de subvenir à leurs besoins, et quand une nouvelle occasion de consolider la paix se présente, il faut tout recommencer à zéro », a-t-elle ajouté.

La cheffe du PNUD a voulu que l'on trouve les moyens de garantir des fonds prévisibles pour les premières étapes de la reconstruction. Il faut, a-t-elle dit, à son tour, renforcer l'ouverture, les capacités institutionnelles et la responsabilité mutuelle comme éléments cruciaux de la consolidation de la paix et fondations de l'appropriation nationale.

Le Président de la CCP, Antonio de Aguiar Patriota, du Brésil, a souhaité que la première réunion annuelle de la CCP, qui aura lieu en juin, ouvre la voie à une réflexion sur la manière de placer véritablement les populations au centre des efforts.


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