Burundi : préoccupé par la violence politique, Ban appelle à défendre les acquis démocratiques

Des membres du mouvement de jeunesse du parti au pouvoir au Burundi, lors d’un meeting en septembre 2012. Photo: IRIN/Desire Nimubona

14 mars 2014 – Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a exprimé jeudi soir sa préoccupation concernant la situation au Burundi, où des confrontations violentes ont eu lieu la semaine dernière entre les forces de police et des membres de partis politiques et il a appelé les parties prenantes à faire preuve de retenue afin de désamorcer les tensions.

« Le Secrétaire général déplore les restrictions croissantes de la liberté d'expression, d'association et de rassemblement, dont l'interdiction et l'interruption de réunions politiques de l'opposition par la police et le mouvement de jeunesse du parti au pouvoir », a déclaré le porte-parole de M. Ban dans un communiqué de presse.

« Le respect des libertés fondamentales et des normes des droits de l'homme sont une précondition pour assurer la nature libre et équitable des élections de 2015. Le Burundi ne peut pas se permettre de manquer de manquer cette occasion de consolider ses acquis démocratiques », a-t-il ajouté.

Le chef de l'ONU a encouragé les autorités burundaises, les dirigeants politiques et les représentants de la société civile à œuvrer ensemble pour désamorcer les tensions. Les Nations Unies sont prêtes à offrir leurs bons offices, à cet égard.

« M. Ban réitère son appel au Gouvernement du Burundi et aux partis politiques pour qu'ils lancent une campagne contre la violence politique avant les élections et règlent leurs différends pacifiquement par le dialogue, conformément à la feuille de route adoptée au mois de mars de l'année dernière et au consensus consacré dans les Accords d'Arusha », a indiqué le porte-parole.


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