Libye : la violence est en forte hausse, dit l'envoyé de l'ONU au Conseil de sécurité

Le Représentant spécial et Chef de la Mission d’appui des Nations Unies en Libye (MANUL), Tarek Mitri. Photo: ONU/Evan Schneider

10 mars 2014 – La violence a connu une augmentation spectaculaire à travers la Libye au cours des derniers mois, a dit lundi le Représentant spécial du Secrétaire général dans ce pays, Tarek Mitri, dans un exposé devant le Conseil de sécurité.

M. Mitri a pris pour exemple l'invasion, le 2 mars à Tripoli, du bâtiment du Parlement libyen, le Congrès national général, par des manifestants réclamant sa dissolution. Il a aussi cité « la campagne sans relâche d'assassinats ciblés, d'attentats à la bombe et d'explosions à Benghazi ». « L'assassinat à Benghazi le 24 février de sept Egyptiens, tous chrétiens, est une triste illustration de la dangereuse anarchie qui règne », a expliqué M. Mitri.

Le Représentant spécial a également noté une « augmentation alarmante des attaques contre des journalistes et des médias », plusieurs journalistes ayant été enlevés et plusieurs chaînes de télévision à Tripoli et Benghazi vandalisées.

« Le renforcement de la capacité de l'Etat à assumer ses responsabilités sécuritaires continue d'être entravée par l'absence d'un accord politique sur la reconstruction d'une armée nationale, l'intégration des combattants révolutionnaires et la collecte d'armes », a dit M. Mitri.

Au cours des derniers mois, « d'intenses efforts pour résoudre les différends et négocier un accord sur la gestion de la période de transition, notamment l'avenir du Congrès national général et du gouvernement, n'ont pas réussi à mettre fin aux divisions qui ont paralysé le processus politique », a-t-il ajouté. « Des différends considérables subsistent concernant l'organisation d'élections parlementaires et présidentielles, et l'étendue des pouvoirs à accorder au futur Président. »

Le Représentant spécial a souligné que la Mission de l'ONU en Libye a constamment encouragé les différentes parties prenantes à arriver à un accord sur les principales priorités nationales et la gestion de la transition.

Selon lui un soutien international bien coordonné pour la Libye est crucial et ce soutien peut être efficace s'il y a une volonté politique de la part des dirigeants de la Libye à résoudre, grâce au dialogue, les principaux problèmes du pays.


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