FAO : conflits et migration pèsent sur la sécurité alimentaire au Proche-Orient

Le Directeur général de la FAO, Jose Graziano da Silva. Photo FAO/Alessandra Benedetti

27 février 2014 – L'aggravation de la situation de la sécurité alimentaire au Proche-Orient est liée non seulement aux problèmes structurels de production vivrière et de dépendance croissante vis-à-vis des importations alimentaires, mais aussi aux conflits, aux flux de réfugiés et aux migrations, a déclaré jeudi le Directeur général de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), José Graziano da Silva.

A la séance d'ouverture de la réunion ministérielle de deux jours de la Conférence régionale de la FAO pour le Proche-Orient, M. Graziano da Silva a souligné que ces problèmes dépassent le cadre des frontières nationales.

« Ils touchent toute la région et ont des répercussions bien au-delà », a-t-il affirmé. « Nous savons que la paix et la sécurité alimentaire sont indissolublement liées, au même titre que la faim et les conflits. Nous avons pu constater les conflits déclenchés par les litiges sur la nourriture et les ressources, comme la terre et l'eau. »

Selon lui, la cible des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) est toujours à portée de main à l'échelle mondiale et au Proche-Orient–Afrique du Nord.

Plusieurs pays de la région – Algérie, Djibouti, Jordanie, Kirghizistan, Koweït, Maroc et Turkménistan – ont déjà atteint la cible du premier Objectif du Millénaire pour le développement visant à réduire de moitié, entre 1990 et 2015, la proportion de leur population qui souffre de la faim.

Par ailleurs, l'Arabie saoudite, l'Egypte, les Emirats arabes unis, la République islamique d'Iran, le Liban, la Libye et la Tunisie affichaient déjà des niveaux de sous-alimentation inférieurs à 5% en 1990, l'année de référence des OMD.

Le Chef de la FAO a appelé les pays à soutenir la mise en œuvre de trois initiatives régionales pour le Proche-Orient et l'Afrique du Nord lancées par son organisation en réponse aux priorités dégagées par ses Etats membres: gestion de l'eau, renforcement de la résilience pour améliorer la sécurité alimentaire et la nutrition, et petite agriculture et développement rural inclusif.

Soulignant que 2014 est l'Année internationale de l'agriculture familiale, il a encouragé les pays à accroître leur soutien aux petits agriculteurs en leur garantissant un accès à des technologies adéquates, aux services financiers, aux marchés et aux ressources naturelles, comme la terre et l'eau.

Il a en outre incité les pays à participer aux débats sur les Principes pour un investissement agricole responsable proposés par le Comité de la sécurité alimentaire mondiale, qui permettront de veiller à ce que les investissements contribuent au développement de l'agriculture familiale.


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