Yémen : le Conseil de sécurité autorise des sanctions contre ceux qui menacent la paix

Le Conseil de sécurité. Photo:ONU

26 février 2014 – Le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté mercredi à l'unanimité une résolution autorisant des sanctions contre les individus et organisations menaçant la paix, la sécurité ou la stabilité du Yémen.

La résolution prévoit un gel des avoirs et une interdiction de voyager pour ces individus et entités. Elle établit un comité qui sera chargé de décider qui sera visé par ces sanctions et de surveiller leur mise en œuvre. Elle crée aussi un groupe de quatre experts chargés d'aider le comité à s'acquitter de son mandat.

Dans sa résolution, le Conseil de sécurité se félicite des progrès accomplis récemment sur le plan de la transition politique et se dit fermement en faveur de la mise en œuvre des prochaines étapes de cette transition, en particulier la rédaction d'une nouvelle constitution, la tenue d'un référendum sur le projet de constitution et la tenue rapide d'élections générales.

Le Conseil « demande à tous les Yéménites de respecter pleinement le déroulement de la transition politique et d'adhérer aux valeurs de cet accord. »

Les membres du Conseil de sécurité condamnent également « les attaques de plus en plus nombreuses menées ou commanditées par Al-Qaïda dans la péninsule arabique. » Ils encouragent aussi « la communauté internationale à continuer d'apporter une assistance humanitaire au Yémen ».

Le Conseiller spécial du Secrétaire général des Nations Unies sur le Yémen, Jamal Benomar, a salué mercredi l'adoption de cette résolution. Il a rappelé « les progrès remarquables » réalisés par les Yéménites dans le cadre de la transition politique mais a estimé que malgré ces progrès, il y avait « une tendance systématique à l'obstruction. »

De son côté, la Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Navi Pillay, a condamné mercredi les attaques aveugles et disproportionnées par les forces armées yéménites qui affectent les civils dans le gouvernorat d'Al Dhale, dans le sud du Yémen.

« Je suis choquée par une série d'attaques par les forces armées du Yémen dans le gouvernorat d'Al Dhale qui auraient tué plus de 40 personnes depuis décembre, dont au moins six enfants », a dit Mme Pillay dans un communiqué de presse.

« Le fait que les forces armées du Yémen affirment avoir tiré contre des groupes armés ou que leurs bases étaient attaquées ne peut pas justifier des attaques aveugles et disproportionnées », a-t-elle ajouté.

Mme Pillay a appelé les autorités yéménites à enquêter sur les violations présumées des droits de l'homme à Al Dhale et à prendre des mesures pour éviter que les civils soient victimes des violences.


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