Le processus de paix israélo-palestinien s'approche d'un moment décisif, selon l'ONU

Le Secrétaire général adjoint aux affaires politiques, Jeffrey Feltman. Photo: ONU

25 février 2014 – Lors d'une réunion mardi au Conseil de sécurité sur la situation au Moyen Orient, le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux affaires politiques, Jeffrey Feltman, a affirmé que le processus de paix israélo-palestinien s'approchait d'un moment décisif pour un règlement global du conflit.

« Les efforts déployés au cours des sept derniers mois pour parvenir à un règlement de la question israélo-palestinienne, sous la forme d'une solution négociée prévoyant deux États, n'ont jamais été aussi près, dans une période récente, d'apporter une contribution réelle et bien nécessaire à la stabilité régionale », a affirmé M. Feltman.

« Il est donc dans notre intérêt collectif, et de ceux aussi bien des Israéliens que des Palestiniens, d'investir dans la réussite de ce processus, et de s'assurer qu'il est crédible et juste pour les deux parties », a-t-il ajouté.

Pour le Secrétaire général adjoint, le long travail de ces derniers mois entrepris par le Secrétaire d'État américain, John Kerry, pour tenter de répondre aux aspirations et aux préoccupations israéliennes et palestiniennes de manière équitable et équilibrée « a ouvert un horizon politique crédible en vue d'une solution à deux États ».

« La situation sur le terrain reste fragile », a cependant expliqué M. Feltman, soulignant que les affrontements avaient augmenté dans et autour des camps de réfugiés palestiniens et plus particulièrement au début de février dans les camps d'Al Arrub et d'Al Jalazun, suite à l'assassinat, le 29 janvier, d'un Palestinien d'Al Jalazun accusé d'avoir ouvert le feu sur les forces de sécurité israéliennes.

Le Secrétaire général adjoint a ensuite détaillé les événements liés à la poursuite de la colonisation, y compris à Jérusalem-Est, laquelle, a-t-il dit, est « illégale et érode l'espoir pour la solution à deux États en sapant les pourparlers de paix en cours », sur les démolitions d'habitations palestiniennes, en particulier dans la vallée du Jourdain et à Jérusalem-Est, sur les entraves à la livraison par la communauté internationale d'abris d'urgence et d'autres formes d'assistance, sur la pratique continue par Israël de la détention administrative, y compris de membres du Conseil législatif palestinien élus et de six prisonniers en grève de la faim depuis janvier.

En ce qui concerne la bande de Gaza, M. Feltman a relevé des « signes inquiétants » qui témoignent d'une érosion de l'accord de cessez-le-feu de novembre 2012 dans ses deux principales exigences : la fin des hostilités et l'ouverture de points de passage pour les personnes et les biens. Au cours deux derniers mois, les tirs de roquettes sur Israël, les incidents de frontière et les opérations israéliennes faisant des morts ou des blessés parmi les civils ont été plus nombreux, a-t-il ajouté.

« Nous sommes profondément préoccupés par cette montée de la violence et appelons toutes les parties à agir en conformité avec le droit international », a souligné le Secrétaire général adjoint.

En raison de la fermeture permanente de la bande de Gaza, la situation humanitaire continue de se détériorer. L'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) a besoin d'urgence de 30 millions de dollars pour soutenir les opérations d'urgence critiques à Gaza, sans laquelle l'aide alimentaire sera réduite. M. Feltman a appelé tous les donateurs à contribuer aux appels d'urgence de l'UNRWA.

Pour ce qui est de la situation en Syrie, « où subsiste le besoin urgent d'une solution politique », M. Feltman a rappelé que le Représentant spécial conjoint des Nations Unies et de la Ligue des États arabes pour la Syrie, Lakhdar Brahimi, doit, dans les prochaines semaines, informer le Conseil de sécurité sur les pourparlers entre les représentants du gouvernement et des groupes d'opposition qui ont eu lieu à Genève avec des progrès modestes.

Au Liban, la formation d'un gouvernement « d'intérêt national » est un « pas positif important dans un contexte de tensions persistantes découlant d'une série d'attentats terroristes meurtriers, ainsi que d'incidents liés à des bombardements et à des tirs de l'autre côté de la frontière syrienne », a poursuivi M. Feltman.


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