Syrie : l'ONU s'inquiète pour les civils à Yabroud menacé par un assaut militaire imminent

Des enfants syriens. Photo: UNICEF/Karin Skermbrucker

14 février 2014 – Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH) s'est dit vendredi très préoccupé par les informations faisant état d'un possible assaut militaire imminent contre la ville de Yabroud, un bastion de l'opposition dans les montagnes de Qalamoun, en Syrie.

« Selon les informations que nous avons reçues de Syrie, il y a eu un grand nombre d'attaques aériennes, de bombardements et des renforts militaires autour de la ville suggérant un possible assaut terrestre imminent », a dit le porte-parole du HCDH à Genève, Rupert Colville.

Le HCDH estime qu'il y a entre 40.000 et 50.000 civils à Yabroud et que des milliers ont fui ces derniers jours.

« Nous rappelons au gouvernement de Syrie son obligation en vertu des droits de l'homme et du droit humanitaire international de protéger toutes les personnes qui ne prennent pas part activement aux hostilités », a dit M. Colville. « Nous sommes très préoccupés par le fait que l'attaque contre Yabroud puisse être similaire à des attaques antérieures contre des villes et des villages à travers la Syrie où les bombardements aériens gouvernementaux étaient aveugles et disproportionnés ».

Selon le porte-parole, « si l'Etat ne prend pas toutes les précautions nécessaires pour garantir la sécurité des civils, il risque de commettre de graves violations du droit humanitaire international. »

Jeudi soir, à l'issue de consultations avec le Conseil de sécurité, la Secrétaire général adjointe aux affaires humanitaires, Valerie Amos, a estimé que le droit humanitaire international continuait d'être constamment violé par toutes les parties en conflit.

« Nous savons qu'une guerre est en cours. Mais même les guerres ont des règles », a dit Mme Amos à la presse.

La Secrétaire générale adjointe a estimé qu'il y avait eu de modestes progrès dans le domaine humanitaire mais que ceux-ci restaient « très limités, inégaux et très lents ». Selon elle, le cessez-le-feu qui a permis d'avoir finalement accès à la vieille ville de Homs « montre ce qui peut être fait quand les parties en conflit mettent de côté leurs différends pour permettre une intervention humanitaire. »


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