L'UNESCO inquiète pour la sécurité des médias en Afghanistan et au Brésil

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova. Photo UNESCO/Danica Bijeljac

13 février 2014 – La Directrice générale de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), Irina Bokova, s'est déclaré jeudi inquiète pour la sécurité des médias en Afghanistan et au Brésil suite à l'annonce de l'assassinat de journalistes dans ces deux pays.

Mme Bokova a condamné les assassinats en Afghanistan de Noor Ahmad Noori et Ahmad Shahid. « J'appelle les autorités à n'épargner aucun effort pour améliorer la sécurité des journalistes. Leur travail est indispensable pour nourrir le débat public, pour la réconciliation et la reconstruction », a-t-elle dit dans une déclaration à la presse.

Le corps de Noor Ahmad Noori, portant des traces de torture, a été retrouvé dans la soirée du 23 janvier à Lashkar Gah, la capitale de la province méridionale de Helmand. Le journaliste, qui travaillait pour la radio locale Bost, avait disparu dans la matinée.

Ahmad Shahid, âgé de 20 ans, a été tué dans l'explosion d'une bombe à Kaboul le 26 janvier, selon Khaama Press, l'agence de presse afghane. Le journaliste est décédé alors qu'il se rendait à son travail à Radio Nawa et Saba Television.

Ce sont les deux premiers cas en Afghanistan à être portés à l'attention de la Directrice générale de l'UNESCO depuis 2011.

Dans une déclaration séparée, Mme Bokova a également déploré jeudi la mort d'un journaliste de télévision à Rio de Janeiro, au Brésil, survenue le 10 février.

« Je suis profondément préoccupée par la mort de Santiago Ilídio Andrade », a déclaré la Directrice générale. « Le meurtre de journalistes est un coup sévère porté à la société dans son ensemble. Des mesures doivent être prises pour améliorer la sécurité des professionnels des médias qui rendent compte de scènes potentiellement dangereuses ».

« Les entreprises de médias doivent former leur personnel sur la manière de travailler dans des environnements dangereux, tandis que les forces de l'ordre et le grand public doivent être informés du statut particulier des journalistes lors d'événements tels que la manifestation durant laquelle Santiago Ilídio Andrade a été blessé », a conclu Irina Bokova.

Santiago Ilídio Andrade, journaliste pour la chaîne de télévision Bandeirantes, a été blessé par un engin explosif le 6 février alors qu'il filmait un affrontement entre la police et des manifestants qui protestaient contre une augmentation du tarif des transports en commun. Le journaliste a été transporté à l'hôpital où il a succombé à ses blessures.


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