Le Conseil de sécurité débat des conflits et des moyens d'arriver à une paix durable

Le Secrétaire général adjoint aux affaires politiques de l’ONU, Jeffrey Feltman, au Conseil de sécurité. Photo: ONU/Eskinder Debebe

29 janvier 2014 – La fin des combats ne signifie pas nécessairement la fin d'un conflit, a souligné mercredi le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux affaires politiques, Jeffrey Feltman, lors d'un débat du Conseil de sécurité sur la paix et la sécurité internationale.

« Comme nous l'avons vu de manière répétée, les combats qui se terminent sans réconciliation, notamment les combats à l'intérieur d'Etats, sont des combats qui peuvent reprendre, et souvent reprennent », a dit M. Feltman.

Selon lui, alors que l'ONU a des formules pour séparer des armées, s'occuper des personnes dans le besoin, mettre en place des feuilles de route politiques et reconstruire des routes et des ministères, elle « a moins réfléchi à sa capacité à rebâtir la confiance au sein des sociétés et encourager une réconciliation authentique. »

M. Feltman estime que l'ONU doit examiner comment réparer des sociétés en ruines afin que les gens puissent regarder de nouveau leurs adversaires dans les yeux et y voir l'être humain plutôt que l'ennemi.

Le Secrétaire général adjoint faisait partie des quelque 50 orateurs participants à ce débat du Conseil de sécurité intitulé « La guerre, ses leçons et la recherche d'une paix permanente. »

Selon M. Feltman, la réconciliation, qui peut être encouragée par la communauté internationale, doit venir de processus internes et est de la responsabilité des acteurs nationaux.

« Les dirigeants doivent donner l'exemple, pas seulement en cessant la rhétorique du temps de guerre et en mettant fin à la promotion de griefs, mais aussi par des actes de coopération sincère et un examen honnête de leurs rôles dans le conflit », a dit le Secrétaire général adjoint.

Il a pris pour exemple les conflits en République centrafricaine, au Soudan du Sud et en Syrie, où la fin des combats ne signifiera pas une paix durable. En revanche, M. Feltman a salué la récente conclusion du Dialogue national au Yémen dans le cadre du processus de transition.

Il a noté que la réconciliation ne peut se substituer à la justice mais que l'inverse est aussi vrai, comme le montrent l'ex-Yougoslavie et le Rwanda où les tribunaux internationaux ne peuvent se substituer à la réconciliation nationale.


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