Les inégalités croissantes dans le monde ont un effet désastreux, selon le PNUD

L’Administrateur du PNUD, Helen Clark, présente un rapport sur les inégalités. Photo PNUD/Dylan Lowthian

29 janvier 2014 – Dans un rapport publié mercredi, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) averti contre les inégalités croissantes des revenus à travers le monde et a appelé à effectuer une transition vers des modèles de croissance inclusifs soutenus par des systèmes et des politiques de redistribution sociale.

« Les niveaux d'inégalités actuels sont injustes, et ils freinent le progrès humain », a expliqué l'Administrateur du PNUD Helen Clark lors du lancement du rapport à New York. Ce rapport montre que les inégalités ont augmenté de 11% entre 1990 et 2010.

Parmi les faits marquants, le rapport indique qu'une majorité significative des foyers dans le pays en développement, soit plus de 75% de la population mondiale, vivent dans des sociétés plus inégales aujourd'hui comparé à 1990. Actuellement, le 1% des plus riches de la planète contrôlent 40% des richesses du monde, tandis que la moitié la plus pauvre de l'humanité ne contrôle guère plus de 1% des richesses.

« Si cette situation n'est pas corrigée, cette disparité risque de saper les fondements mêmes du développement, des progrès économiques et de la paix sociale », affirme Mme Clark dans la préface du rapport. Les énormes différences dans les conditions de vie, l'accès à l'éducation et aux ressources matérielles risquent en effet de rendre impossible la participation politique égale des citoyens.

Dans le rapport, le PNUD souligne que les fortes inégalités vont au-delà des questions de revenus. Si les femmes sont plus présentes sur les marchés du travail, elles restent surreprésentées dans les emplois précaires et sous-représentées parmi les catégories de cadres et de décideurs et elles continuent d'être payées beaucoup moins que leurs collègues masculins.

Un autre sujet de préoccupation est le fait que dans les pays en développement, les enfants issus des familles les plus modestes ont cinq fois plus de risque de mourir avant l'âge de cinq ans que les enfants des familles les plus aisées.

Tout en affirmant qu'il est vital que les pays en développement et émergents réalisent la croissance économique pour atteindre l'objectif du Millénaire pour le développement qui vise à réduire de moitié la pauvreté d'ici à 2015, le PNUD souligne que des revenus nationaux plus élevés et une croissance économique plus rapide ne se traduisent pas toujours par un abaissement des inégalités dans les domaines de l'éducation, de la santé et d'autres domaines du bien-être humain.


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