Syrie : Brahimi regrette qu'aucune mesure concrète n’a été prise sur l'accès humanitaire

Le Représentant spécial conjoint pour la Syrie, Lakhdar Brahimi lors d’une conférence de presse à Genève. Photo ONU/Jean-Marc Ferré

27 janvier 2014 – Le Représentant spécial conjoint des Nations Unies et de la Ligue des Etats arabes pour la Syrie, Lakhdar Brahimi, a annoncé lundi que les pourparlers à Genève entre le gouvernement syrien et des représentants de groupes d'opposition n'avaient « pas beaucoup progressé », mais qu'il reste encore un espoir et que les négociations reprendront demain.

« Ce matin nous avons discuté les détails d'un document présenté par le gouvernement, qui contient des principes d'ordres général, dont la plupart sont présent dans la déclaration de Genève. Demain nous allons aborder la déclaration de Genève elle-même et nous verrons si nous parviendrons à démarrer un dialogue », a expliqué M. Brahimi lors d'une conférence de presse au Palais des Nations.

Ce weekend, des discussions ont eu lieu autour de la question de la fourniture humanitaire aux civils de la ville de Homs et de la création d'un passage sécurisé pour permettre aux civils de quitter les zones de conflit. Si un accord peut être conclu sur les questions humanitaires, cela pourrait permettre de passer aux questions d'ordre politique.

Le gouvernement syrien a affirmé qu'il est prêt à laisser sortir les femmes et enfants de la ville assiégée « immédiatement », mais a demandé une liste des noms des hommes avant de les laisser partir.

« Je pense que le gouvernement a la volonté de concrétiser cette initiative, mais cela est difficile à cause de nombreux problèmes de sécurité, dont des tireurs embusqués », a indiqué M. Brahimi.

Concernant la question du convoi d'aide humanitaire, dont de denrées alimentaires, pour la ville de Homs, qui devait être examinée aujourd'hui par le gouverneur de la ville, ses conseillers et le gouvernement à Damas, « il n'y a pour l'instant aucune décision de permettre l'accès ».

« Je continue de demander, de plaider pour que nous faisions quelque chose pour aider les gens dans ces zones qui sont assiégés par les forces du gouvernement ou par des groupes armés d'opposition », a souligné M. Brahimi.

Parmi les plus de 9,3 millions de personnes qui ont besoin d'aide humanitaire en Syrie, plus de 2,5 millions vivent dans des zones ou l'accès est très limité voire inexistant, tel que la ville de Homs.

« Mes attentes de cette conférence est de mettre fin à cette guerre injuste. Mais je sais que cela ne se fera pas aujourd'hui, demain et même la semaine prochaine », a reconnu M. Brahimi en ajoutant que néanmoins, « la volonté de poursuivre les négociations est toujours présente ».


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