Centrafrique : le Conseil de sécurité appelé à renforcer la lutte contre l'impunité

Une foule attend la distribution alimentaire à Wantiguera, en République centrafricaine. Photo: PAM

22 janvier 2014 – De hauts responsables des Nations Unies ont appelé mercredi le Conseil de sécurité à renforcer les mesures prises pour lutter contre la violence et l'impunité en République centrafricaine, lors d'une séance consacrée à ce pays au siège des Nations Unies à New York.

« Il faut envoyer un signal fort aux auteurs de ces crimes atroces qu'ils devront rendre des comptes. La communauté internationale ne devrait épargner aucun effort et utiliser tous les outils à sa disposition », a déclaré la Représentante spéciale du Secrétaire général sur les enfants et les conflits armés, Leila Zerrougui.

« Il est crucial d'assister les autorités de transition à restaurer l'ordre et à établir une réponse judiciaire aux violations actuelles. Cela est indispensable pour éviter davantage de violences et commencer à rétablir la confiance entre communautés », a-t-elle ajouté devant les membres du Conseil de sécurité.

Mme Zerrougui a effectué une mission en République centrafricaine du 17 au 21 décembre avec le Conseiller spécial du Secrétaire général sur la prévention du génocide, Adama Dieng, et Nancee Oku Bright, une responsable du Bureau de la Représentante spéciale du Secrétaire général sur la violence sexuelle dans les conflits, Zainab Hawa Bangura, pour évaluer l'impact du conflit sur les femmes et les enfants et les risques de génocide.

« L'impact du conflit sur les enfants est dramatique avec des niveaux de brutalité sans précédents. Des enfants ont été directement attaqués, mutilés, tués, et décapités à Bangui, mais aussi à Bouar, Bossangoa et Bozoum », a dit Mme Zerrougui.

Mme Bangura pour sa part a appelé, lors de son exposé devant les membres du Conseil de sécurité, à « une attention accrue des partenaires internationaux envers la prévention de la violence sexuelle liée au conflit », afin de garantir que des services soient disponibles pour les victimes de ces violences, notamment dans les lieux isolés ou les sites où se trouvent des personnes déplacées.

Mme Bangura s'est félicitée de l'élection pour la première fois d'une femme à la tête de la République centrafricaine. « Il s'agit d'un symbole fort de progrès et de changement », a-t-elle dit.

Mme Bangura et Mme Zerrougui ont également salué l'établissement d'une Commission internationale d'enquête sur les violations des droits de l'homme.

Adama Dieng et la Coordinatrice adjointe des Nations Unies aux secours d'urgence, Kyung-wha Kang, ont également fait un exposé devant le Conseil de sécurité.


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