Syrie : ONU-Femmes revendique la pleine participation des femmes aux efforts de paix

La Directrice exécutive d'ONU-Femmes, Phumzile Mlambo-Ngcuka, et le Représentant spécial conjoint pour la Syrie, Lakhdar Brahimi, avec des participantes de la conférence sur les femmes syriennes à Genève. Photo: ONU-Femmes

13 janvier 2014 – À la fin d'une conférence de deux jours à Genève sur la situation des femmes dans le conflit syrien, la Directrice exécutive d'ONU-Femmes, Phumzile Mlambo-Ngcuka, a souligné lundi que la participation active des femmes syriennes était nécessaire pour préparer un avenir pacifique dans ce pays et que les femmes devaient être entendues dans le cadre des efforts pour mettre fin au conflit.

« Les femmes ont un rôle important à jouer dans la création des fondements d'une paix durable et pour l'émergence d'une Syrie démocratique qui respecte les droits de l'homme », a affirmé Mme Mlambo-Ngcuka. « ONU-Femmes continuera d'être un partenaire pour les femmes syriennes afin que leurs voix soient entendues et pour soutenir les initiatives en faveur de la paix ».

Dans une déclaration adoptée à l'issue de la conférence, à laquelle ont participé près de 50 femmes syriennes, les participantes ont appelé toutes les parties prenantes à arriver à un accord qui garantisse la liberté, la démocratie et le pluralisme en Syrie, ainsi que l'égalité entre les femmes et les hommes.

« Nous nous sommes réunies pour formuler ces revendications et les priorités sur la base des expériences personnelles de la souffrance du peuple syrien, qui sont devenus intolérables », indique la déclaration en appelant à une cessation immédiate des hostilités, la libération des personnes détenus de façon arbitraire, la levée des sièges militaires pour permettre l'accès des agences humanitaires aux populations qui ont besoin d'aide et à la fin des violences sexuelles et sexistes.

Les femmes rassemblées à la conférence ont également demandé le lancement d'une « transition démocratique pour mettre fin à la tyrannie sous toutes ses formes ». Elles ont rejeté toutes solutions politiques basées sur l'appartenance ethnique, les croyances et les religions ou encore sur le pouvoir militaire. Elles demandent également à l'ONU d'encourager la communauté internationale et les parties prenantes à garantir la participation d'au moins 30% de femmes dans toutes négociations et comités.

« La participation significative des femmes doit être assurée dans l'ensemble du processus politique, y compris dans la formation d'un gouvernement de transition, au sein du comité chargé de rédiger une nouvelle constitution, dans le travail d'élaboration d'une nouvelle loi électorale, dans les mécanismes transitoires de justice et dans les administrations locales », souligne la déclaration.

La conférence a eu lieu avant la conférence des bailleurs de fonds pour l'aide humanitaire en Syrie, qui aura lieu mercredi au Koweït et qui sera présidée par le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon et 10 jours avant le début programmé de la conférence de paix « Genève II » qui cherchera à trouver une solution politique pour mettre fin à la guerre civile en Syrie.

« Cette réunion envoie un message aux partie prenantes qui seront réunis à la table des négociations sur l'importance des voix des femmes syriennes et sur le fait qu'il est nécessaire d'inclure les femmes en tant qu'acteurs clés dans les efforts pour trouver une résolution pacifique à la crise syrienne », a affirmé le Représentant spécial conjoint de l'Organisation des Nations Unies et de la Ligue des États arabes pour la Syrie, Lakhdar Brahimi.


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