Un expert de l'ONU exhorte le Kenya à respecter les droits d'autochtones menacés d'expulsion

Le rapporteur spécial James Anaya. Photo ONU/Jean-Marc Ferré

13 janvier 2014 – Le Rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, James Anaya, a exhorté lundi le gouvernement du Kenya à garantir que les droits du peuple autochtone Sengwer soient pleinement respectés. Les Sengwer vivent depuis des siècles dans la forêt d'Embobut dans l'ouest du pays, mais sont actuellement menacés d'expulsion.

« Les peuples autochtones ne doivent pas être expulsés de force de leurs terres ou territoires. Aucune réinstallation ne peut avoir lieu sans le consentement libre et en connaissance de cause des peuples autochtones concernés et sans un accord sur une compensation équitable et juste, avec si possible le droit de retour », a rappelé M. Anaya dans un communiqué de presse.

Depuis plusieurs siècles, le peuple autochtone Sengwer, également connu sous le nom de Cherangany, vivent dans la forêt d'Embobut dans les collines de Cherangani dans la vallée du Rift. Ils vivent principalement de chasse et de cueillette.

Selon des informations, les forces de police se préparent à investir la zone pour expulser les Sengwer sur l'ordre du gouvernement, qui souhaite effectuer des projets de conservation des ressources forestières et de l'eau. Depuis les années 1970, les autorités kenyanes ont tenté à plusieurs reprises d'expulser et réinstaller les Sengwer.

« Toute réinstallation des Sengwer de leurs terres ancestrales doit être fondée sur un accord avec des consultations au préalable et avec des conditions qui garantissent le respect de leurs droits », a souligné l'expert indépendant de l'ONU.


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