Aux Philippines, Ban promet la solidarité de l'ONU aux victimes du typhon Haiyan

En déplacement à Tacloban, aux Philippines, le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, évalue les dégâts causés par le typhon Haiyan. Photo : ONU/Evan Schneider

21 décembre 2013 – En visite officielle à Tacloban, une des ville des Philippines dévastée en novembre par le super typhon Haiyan, le Secrétaire général Ban Ki-moon a salué la résilience de ses habitants et promis l'engagement de l'Organisation des Nations Unies auprès du gouvernement du pays pour « reconstruire mieux et plus sûr ».

« Je suis profondément attristé et choqué par ce que j'ai vu, les pertes de vie innombrables et les destructions totales », a déclaré le chef de l'ONU lors d'une conférence de presse donnée au terme de sa visite dans la région.

Considérée comme la tempête la plus violente jamais enregistrée, Haiyan a fait près de 6.000 morts et provoqué le déplacement de millions de personnes, touchant d'une manière ou d'une autre près de 14 millions de personnes.

« En tant que Secrétaire général des Nations Unies, je suis ici pour exprimer ma solidarité et celle de l'Organisation et de la communauté internationale toute entière », a poursuivi M. Ban, ajoutant que si la population de Tacloban, parmi d'autres collectivités, a subi un « coup terrible », « il pourra être surmonté à condition de se montrer unis. Je suis ici pour exprimer cette unité et cette solidarité auprès de votre peuple. »

« Mon message au peuple philippin est le suivant : ne désespérez jamais. L'Organisation des Nations Unies est avec vous. Le monde est avec vous », a insisté M. Ban, qui a rappelé que l'ONU avait immédiatement réagi en dépêchant sur le terrain de hauts fonctionnaires et des personnels dévoués qui « ont travaillé sans relâche » pour aider les nécessiteux.

Parallèlement, a poursuivi M. Ban, l'ONU continuera de mobiliser des ressources, notamment près de 800 millions de dollars pour les 12 prochains mois, un appel de fonds lancé dans le cadre de la stratégie de réponse humanitaire de l'Organisation pour 2014.

« Cette somme viendra en appui des efforts déployés par votre gouvernement et votre peuple. Nous allons tenter de fournir un soutien vital – eau, assainissement, vivres et abris – ainsi qu'une stratégie de développement de long terme », a expliqué le Secrétaire général, qui a assuré que si la responsabilité première de réinstaller et réinsérer les populations, et de reconstruire les infrastructures, incombe au gouvernement, l'ONU travaillera en étroite coopération avec les autorités philippines en ce sens.

Pour M. Ban, s'il est difficile de mettre une seule tempête sur le compte des changements climatiques, l'intensité et l'ampleur des destructions causées et la fréquence à laquelle se produisent des catastrophes naturelles et des situations météorologiques extrêmes tendent à accréditer ce que les scientifiques internationaux n'ont de cesse de répéter: qu'il s'agit bien d'un phénomène provoqué par l'homme.

« La solution doit donc être humaine. C'est pourquoi je me trouve ici aujourd'hui» , a déclaré le patron de l'ONU, faisant observer qu'il avait longuement discuté ce matin même avec le Président philippin, Begnino Aquino III, des moyens pour l'ONU et les États Membres, y compris les Philippines, d'œuvrer de concert au renforcement de la capacité de résilience aux catastrophes.

Si les tempêtes comme Haiyan sont inévitables, « nous pouvons au moins réduire au minimum les pertes de vie et dégâts. C'est pour cela ce que je compter alerter de nouveau le monde, adresser des messages fermes et mettre l'accent sur la nécessité de reconstruire votre pays et réinstaller vos communautés. »

M. Ban s'est félicité de constater que de nombreuses organisations internationales avaient dépêché des personnels dans la région, pas moins de 180 partenaires étant déjà sur place, ainsi que des équipes d'ingénieurs et de militaires déployées par 25 nations. « Je suis vraiment reconnaissant de ce soutien généreux et très noble. »

En dépit de la désolation, le Secrétaire général a été encouragé de constater que les habitants de Tacloban reprennent une vie normale, que les commerces rouvrent et que « les gens travaillent dur et se montrent solidaires. »

« Vous ne pourrez pas y arriver seuls. Peut-être que l'ONU n'y arrivera pas seule. Nous avons besoin de l'appui de tous les États membres... de votre pays, des pays voisins et du monde », a lancé M. Ban, en s'engageant à mobiliser la communauté internationale pour aider les Philippines à se relever.


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