Un an après le début des hostilités, plus d'un demi-million de personnes déplacées en RCA

Des familles déplacées en République centrafricaine se sont réfugiées dans l’aéroport de Bangui, craignant de nouvelles attaques. Photo: HCR/L. Wiseberg

11 décembre 2013 – Un an après l'offensive de l'ex-Séléka, plus d'un demi-million de personnes ont été déplacées au total en République centrafricaine (RCA), a indiqué mardi le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).

Ces cinq derniers jours, plus de 100.000 personnes ont quitté leurs maisons à Bangui depuis le début, le 5 décembre dernier, de violents combats entre rebelles de l'ex-Séléka et forces d'autodéfense.

Lundi, environ 108.000 personnes ont été hébergées dans une trentaine de sites à travers Bangui, principalement des églises, des mosquées, des bâtiments publics, ainsi que l'aéroport. En outre, un nombre indéterminé a également rejoint le quartier à majorité musulmane appelé Kilomètre 5, au nord-ouest de Bangui.

Les conditions de vie des personnes déplacées, principalement des femmes et des enfants, sont « épouvantables », affirme le HCR.

« Sur ces sites, les déplacés dorment en plein air, sous la pluie », a expliqué le porte-parole du HCR Adrian Edwards lors d'un point de presse donné hier à Genève. « Nombre d'entre eux passent la nuit sur place et retournent chez eux pendant la journée. Comme ils craignent des attaques nocturnes commises par des éléments armés, ils reviennent avant le couvre-feu de 18 heures. »

Le HCR et ses partenaires ont distribué des tentes, des couvertures, des matelas et d'autres articles de première nécessité et fournissent un soutien psychologique.

La situation demeure instable à Bangui. Des tirs sporadiques ont été entendus dans la nuit de lundi à mardi, après le refus de certains éléments de déposer leurs armes à la demande des troupes françaises mandatées par le Conseil de sécurité de l'ONU pour stabiliser le pays.

Les personnes déplacées avec qui des employés du HCR se sont entretenus à Bangui ont exprimé leur intention de quitter les lieux d'accueil dès que les miliciens ex-Séléka et anti-Balakas seront désarmés et que la sécurité sera rétablie.

Outre le demi-million de personnes déplacées, 70.000 personnes environ ont fui vers les pays voisins, la plupart vers la République démocratique du Congo (RDC). Environ 800 personnes ont réussi à traverser la frontière vers la RDC jeudi dernier avant qu'elle ne soit fermée par les autorités centrafricaines.


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