Journée internationale de lutte contre la corruption: Ban mobilise autour du thème de la bonne gouvernance

Affiche anticorruption en Namibie. Photo: Banque mondiale/Philip Schuler

9 décembre 2013 – À l'occasion de la Journée internationale de la lutte contre la corruption, observée lundi, le Secrétaire général de l'ONU a rappelé à quel point ce fléau est destructeur pour les sociétés.

« La corruption compromet la croissance économique, nuit à une gestion durable de l'environnement, porte atteinte aux droits de l'homme, aggrave la pauvreté et creuse les inégalités en détournant les fonds destinés aux soins de santé, à l'éducation et à d'autres services essentiels », dénonce Ban Ki-moon dans le message qu'il a adressé pour marquer cette Journée.

Partout dans le monde, a-t-il dit, des milliards de personnes subissent les effets néfastes de la corruption. La criminalité, le dysfonctionnement des institutions publiques et la mauvaise gouvernance sont à la fois les causes et les conséquences de ce phénomène », poursuit-il.

Le patron de l'ONU a souligné que la bonne gouvernance est essentielle pour parvenir au développement durable et lutter contre la criminalité organisée. Dans un trafic, chaque maillon de la chaîne est exposé à la corruption. Ainsi, il y a corruption lorsque des trafiquants d'armes ou de drogues versent des pots-de-vin à des fonctionnaires consentants ou lorsque de faux permis sont utilisés pour faciliter le commerce illicite des ressources naturelles.

La corruption règne aussi dans les milieux du sport de haut niveau et des affaires, ainsi que sur les marchés publics. Depuis une décennie, le secteur privé joue un rôle de plus en plus actif dans la lutte contre la corruption.

« Dans leur Appel à l'action, le Pacte mondial et ses partenaires invitent les entreprises et les pouvoirs publics à introduire la transparence dans les procédures de passation de marchés. Par ailleurs, des directives sont élaborées pour aider les entreprises à lutter contre la corruption dans le parrainage sportif et la représentation », explique M. Ban.

« L'ONU est fermement déterminée à s'acquitter de ses obligations dans ce domaine. Présente dans certains des environnements les plus instables du monde, elle est exposée à une corruption multiforme qui risque de compromettre l'action qu'elle mène en faveur du développement, de la paix et des droits de l'homme. Nous avons mis au point un système solide de contrôles internes et continuons d'être vigilants et de nous employer activement à montrer l'exemple de l'intégrité. »

Obstacle à la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement, la corruption doit être prise en compte lors de l'élaboration et de la mise en œuvre d'un programme solide de développement pour l'après-2015, relève e Secrétaire général. La Convention des Nations Unies contre la corruption adoptée il y a 10 ans est le cadre le plus important qui existe à l'échelle mondiale pour prévenir et combattre ce phénomène. Pour l'appliquer dans son intégralité, il faudra prendre des mesures de prévention, de répression, de coopération internationale et de recouvrement des avoirs, préconise le chef de l'Organisation.

« En cette Journée internationale de la lutte contre la corruption, j'invite instamment les pouvoirs publics, le secteur privé et la société civile à s'attaquer tous ensemble à ce fléau complexe qui touche tous les pays dans leur tissu social, politique et économique. Pour offrir à tous, demain, un monde plus équitable, plus ouvert et plus prospère, nous devons encourager une culture d'intégrité, de transparence, de responsabilité et de bonne gouvernance », affirme M. Ban en conclusion.


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