Le PNUD lance un vaste programme «travail contre rémunération» aux Philippines

Des denrées alimentaires du PAM destinées aux victimes dy typhon Haiyan aux Philippines. Photo: PAM/Mariko Hall

2 décembre 2013 – Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a indiqué lundi qu'il espérait être en mesure d'employer 10.000 personnes touchées par le passage du typhon Haiyan/Yolanda aux Philippines d'ici à la fin de l'année dans le cadre de son programme « travail contre rémunération » et ce afin d'apporter un appui aux activités de redressement de la région touchée.

Ce programme bénéficie à l'heure actuelle d'un budget de 10 millions de dollars provenant principalement du Japon, du Fonds central de l'ONU pour les interventions d'urgence et du PNUD lui-même, même si trente-huit millions de dollars supplémentaires seront cependant nécessaires pour le financer au cours des 12 prochains mois.

« Le processus de relèvement des zones touchées par la catastrophe a pour but de permettre aux populations touchées de retrouver un train de vie normal en aidant notamment les enfants à regagner les bancs des écoles et les adultes à trouver un emploi. Il vise aussi à rouvrir les hôpitaux et à rétablir les services publics de base. Mais il a aussi pour objectif de développer des communautés plus résilientes et capables de faire face, à l'avenir, à d'autres super typhons », a notamment expliqué le Directeur du Bureau régional pour l'Asie et le Pacifique du PNUD, Haoliang Xu.

Outre les travaux de déblayage, le programme de travail devrait également permettre de relancer petites et moyennes entreprises du secteur des énergies renouvelables notamment, et d'ouvrir des ateliers de menuiserie et de charpenterie pour recycler quantité de déchets en matériaux de construction. « Il ne faut pas perdre de vue la question de la viabilité de l'environnement, étant donné que beaucoup de déchets peuvent être recyclés », a insisté M. Xu.

D'autres projets visent à mettre en place des systèmes d'alerte précoce, à fournir les communautés les plus reculées en énergies renouvelables, à planter des mangroves et à sensibiliser les populations.

L'Administrateur assistant du PNUD a précisé que 345 personnes participent actuellement au programme « travail contre rémunération » et que ce chiffre devrait atteindre 500 demain, puis 10.000 d'ici à la fin de l'année.

Ces travailleurs, répartis dans 184 équipes, sont rémunérés 260 pesos philippins, soit six dollars par jour, travaillent pour une période de deux semaines, portent des combinaisons de protection et sont vaccinés contre le tétanos.

« Trois semaines après la catastrophe, nous avons constaté un changement psychologique en aidant les personnes touchées à retrouver le chemin du travail », s'est félicité Haoliang Xu. « Rue après rue, nous allons aider les communautés touchées à se mettre sur la voie du redressement », a-t-il promis.

Il s'est également dit encouragé d'avoir pu constater, lors de son déplacement à Tacloban et dans la région, que la population n'est pas en prise au désespoir qui s'installe habituellement après une telle catastrophe, mais qu'elle s'affaire au contraire à retrouver une certaine normalité dans sa vie quotidienne.

L'Administrateur assistant du PNUD a toutefois fait observer qu'afin de comprendre l'ampleur des défis à relever, il importe de prendre en compte l'étendue de la catastrophe qui a touché 14,4 millions de personnes et 1,2 millions d'habitations, sans compter des millions de cocotiers déracinés.


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