Pour Ban, le financement reste le fer de lance de la lutte contre les changements climatiques

Le Secrétaire général Ban Ki-moon, lors d’une réunion ministérielle en marge de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques de Varsovie. Photo: UNFCCC

20 novembre 2013 – Mercredi, le plus haut fonctionnaire des Nations Unies a exhorté les Ministres des affaires étrangères du monde entier présents à Varsovie à faire de la protection de l'environnement une priorité de leurs politiques nationales, à contribuer au financement de la lutte contre les changements climatiques et à conclure un nouvel accord post-Kyoto d'ici à 2015.

« Plus que tout, cette volonté politique peut débloquer l'énorme investissement nécessaire pour financer les mesures d'adaptation et d'atténuation aux changements climatiques », a affirmé le Secrétaire général Ban Ki-moon lors d'une réunion ministérielle en marge de la Conférence sur les changements climatiques qui se déroule actuellement dans la capitale polonaise, Varsovie.

« Nous devons adresser les bons signaux politiques », a déclaré M. Ban, en ajoutant que des investissements dans les énergies propres réduiraient l'écart de viabilité avec les projets recourant aux combustibles fossiles et rendraient plus attractives les énergies renouvelables.

Le numéro 1 de l'ONU a plaidé pour une combinaison de financements publics et privés et un soutien au Fonds vert pour le climat, désormais opérationnel.

« Un financement public bien pensé peut encourager les investissements privés aux niveaux local et international», a assuré M. Ban, tout en exhortant investisseurs et entreprises à unir leurs forces avec les gouvernements.

M. Ban avait prévu aujourd'hui de rencontrer les participants au tout premier Caring for Climate Business Forum, qui s'est déroulé en marge de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques, à Varsovie.

Ce Forum est une initiative conjointe du Pacte mondial, de la Convention- cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE).

« La majeure partie des actifs des investisseurs institutionnels sont des investissements générateurs de carbone », a souligné M. Ban.

« Ces investisseurs ont le pouvoir – et je crois la responsabilité – de jouer leur rôle dans la transformation de l'économie mondiale et de nous placer sur un chemin plus sûr. »

M. Ban a également appelé à soutenir le Fonds vert pour le climat, qui finance, sous l'égide de la Conférence des Parties (CoP), des actions de lutte contre les changements climatiques dans les pays en développement.

Décrivant l'état actuel de ce nouveau mécanisme, le Secrétaire général a parlé d'une « coquille vide » et plaidé pour son opérationnalisation « dès que possible » afin de financer les mesures d'adaptation et d'atténuation dans le monde en développement.


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