RPDC: un expert de l'ONU rappelle que les auteurs de violations des droits de l'homme doivent être poursuivis

Le Rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme en République populaire démocratique de Corée (RPDC), Marzuki Darusman. Photo ONU/Jean-Marc Ferré (Photo d’archive)

15 novembre 2013 – Le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la situation des droits de l'homme République populaire démocratique de Corée (RPDC), Marzuki Darusman, a affirmé vendredi qu'il était indispensable de se pencher sur la situation des droits de l'homme dans ce pays afin d'ouvrir la voie à la justice et à la réconciliation dans la péninsule coréenne.

« Les victimes de violations graves des droits de l'homme en RPDC ont besoin d'une attention immédiate. C'est l'essence même de mon mandat de Rapporteur spécial que de le dire », a déclaré M. Darusman, lors d'une conférence de presse donnée à Séoul, au terme de la mission de trois jours qu'il a effectuée en République de Corée.

Pour l'expert, la commission mandatée par le Conseil des droits de l'homme des Nations Unies pour enquêter sur les allégations de violations systématiques et massives des droits de l'homme en RPDC représente une approche plus ferme et concertée pour promouvoir l'amélioration des droits humains dans le pays.

Formée de trois membres, la commission a documenté, depuis l'extérieur de la RPDC, où elle n'a pas été autorisée à se rendre, un grand nombre de violations et cherche à déterminer si celles-ci constituent des crimes contre l'humanité et à retrouver leurs auteurs, qu'il s'agisse d'entités ou d'individus, pour qu'ils puissent être tenus comptables de leurs actes.

« La question est de savoir ce que nous ferons avec les conclusions de la commission. Il est clair que la responsabilité première de protéger les droits des citoyens de la Corée du Nord revient au gouvernement de ce pays, qui a jusqu'à présent refusé de coopérer dans la mise en œuvre de mon mandat. Nous devons donc poursuivre nos efforts », a expliqué M. Darusman.

« Mais des facteurs externes, comme des préoccupations de sécurité, les relations intercoréennes et les dynamiques régionales autour de la péninsule, ont également un impact sur les politiques liberticides appliquées par les dirigeants de la RPDC », a-t-il ajouté. « Si ces facteurs ne sont pas pris en considération, il n'y aura pas de progrès en vue vers un règlement progressif de la question coréenne ».

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