Nigéria: le HCDH condamne une attaque de Boko Haram contre des civils se rendant à un mariage

La porte-parole du Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, Cécile Pouilly. Photo: HCR

5 novembre 2013 – Le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH) a fermement condamné mardi l'attaque lancée contre les invités d'un mariage, qui s'est déroulé le 25 novembre dans l'état de Borno, au Nigéria.

Près de 30 personnes ont été tuées sur l'axe Bama-Mubi-Banki alors qu'ils se rendaient à une fête de mariage. Cette route, située à proximité avec la frontière camerounaise, a déjà été visée par une attaque par le groupe rebelle Boko Haram. A cette occasion, un poste militaire a été incendié et quatre soldats tués, tandis qu'un pont de la ville de Mubi a été bombardé.

« Nous condamnons fermement cette attaque par Boko Haram, qui continue de viser des civils, qu'il s'agisse d'étudiants, de fidèles, de personnalités politiques, de représentants des institutions de l'État, de ressortissants étrangers et de membres des forces de sécurité », a déclaré la porte-parole du HCDH, Cécile Pouilly, lors d'une conférence de presse donnée à Genève.

« Les membres de Boko Haram et d'autres groupes qui commettent des attaques généralisées ou systématiques contre la population civile sur la base de leur appartenance ethnique ou religieuse pourraient être jugés pour crimes contre l'humanité », a-t-elle prévenu.

Selon le HCDH, des attaques sont commises quotidiennement dans le nord-est du Nigéria et particulièrement dans la région de Borno. Depuis le 16 juin, 48 élèves et sept enseignants auraient été tués dans quatre attaques perpétrées par Boko Haram contre des écoles de la région.

Le HCDH et les autorités nigérianes suivent de près les allégations d'abus et de violations des droits de l'homme qui auraient été commises par les forces de sécurité lors de la conduite des opérations, a souligné Mme Pouilly.

Un rapport du groupe spécial chargé de vérifier et d'examiner les dossiers des détenus accusés d'appartenir à des groupes rebelles est sur le point d'être finalisé, et le HCDH a demandé au gouvernement de lui présenter ses conclusions.

« Nous appelons également le gouvernement nigérian à veiller à ce que les forces de sécurité agissent en conformité avec la loi et évitent de recourir à un usage excessif de la force », a ajouté la porte-parole.


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