Devant le Conseil de sécurité, la chef des opérations humanitaires de l'ONU s'alarme de la situation en Syrie

La Secrétaire générale adjointe des Nations Unies aux affaires humanitaires, Valerie Amos. Photo: ONU/Mark Garten

25 octobre 2013 – La Secrétaire générale adjointe des Nations Unies aux affaires humanitaires, Valerie Amos, a exhorté vendredi le gouvernement syrien et les groupes d'opposition à respecter leurs obligations en vertu du droit international humanitaire, appelant le Conseil de sécurité à redoubler d'efforts pour qu'un accès soit ménagé aux agences humanitaires aux personnes qui ont besoin d'aide dans le pays.

« En dépit de nos meilleurs efforts, la réponse aux besoins humanitaires croissants en Syrie demeure gravement insuffisante », a constaté Mme Amos, lors de la présentation de son rapport aux 15 membres du Conseil de sécurité. « Tandis que nous délibérons, les gens continuent de mourir sans raison », s'est-elle émue.

Mme Amos a dressé un bilan sévère de la situation humanitaire sur le terrain. Elle a notamment déploré que les appels lancés par le Conseil à « toutes les parties au conflit » pour qu'elles mettent « immédiatement » fin aux hostilités et à respecter le droit international humanitaire soient restés sans réponse jusqu'à présent. La Secrétaire générale adjointe a ainsi faite à maintes reprises référence à la déclaration présidentielle en date du 2 octobre 2013.

« À l'approche de l'hiver, des millions de Syriens vivent toujours dans des abris de fortune, exposés aux tirs et au froid. Tous les camps de réfugiés palestiniens ont été touchés par le conflit, 50% de réfugiés ayant été déplacés. Les maladies se propagent à un rythme inquiétant et des informations font état d'une hausse rapide du niveau de malnutrition. »

La Secrétaire générale adjointe a rappelé qu'en dépit des efforts des agences humanitaires, près de 2,5 millions de personnes, piégées dans des zones assiégées par les forces gouvernementales et les groupes d'opposition, ne peuvent pas recevoir d'aide. « Certaines personnes n'ont pas reçu d'assistance depuis plus d'un an. »

« Notre appel de fonds en faveur de l'aide humanitaire en Syrie et dans la région n'a été, à ce jour, financé qu'à hauteur de 54% », a souligné Mme Amos, en précisant que la mise en œuvre du plan de préparation pour l'hiver exigeait 1,8 milliard de dollars pour couvrir les besoins les plus urgents.

« Ces fonds doivent être fournis maintenant », a-t-elle plaidé.


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